‹ Le cotonChapitre 104 sur 245 · Chapitre IV · texte numérisé non relu

Chapitre IV

lion des tissus unis; des métiers pour celle des étoffes façonnées et brochées ; battiants brocheurs ; métiers électriques ; métiers à mailles, pour la fabrication de la bonneterie et des toiles; matériel de la fabrication des dentelles , de la passementerie. On a exposé en oulre des appareils accessoirs, machines à fouler, à gaufrer, calandrer, moirer, métier à plier, etc., etc. Ce serait faire un cours de mécanique industrielle, que d'essayer une explication , même succinte , de toutes ces machines, plus simples et plus ingénieuses les unes que les autres.

Un journal anglais, Warehouseman and draper's Trade journal, fait connaître qu'aux Oak Mills,. près de Low Moor, et de Bradford, on peut voir fonctionner un système de métiers nouvellement inventés et de nature à opérer toute une révolution dans l'industrie. Ces métiers paraissent être construits de manière à fonctionner pendant toute la nuit, sans surveillance et sans direction, tout en produisant, avec une régularité absolue, toute la variété d'articles que fabrique la manufacture, et ces magnifiques articles, des dessins les plus variés, en soie, en coton et en laine.

La nuit arrivée, les portes des ateliers sont fermées, et lés métiers, abandonnés à eux-mêmes, fonctionnent comme s'ils étaient suivis par les ouvriers qui préparent le travail. La machine seule, qui les met en mouvement, exige une surveillance constante pendant les 24 heures.

Si le fait est exact, le prix de revient des étoffes et tissus de toute espèce ne peut manquer de se ressentir de cette économie dans la fabrication.

230 Le Colon.

§IV

Grillage, flambage. -— Blanchiment, divers procédés. — Les Égyptiens. — BerthoUet. — D'Ingler. — Blanchiment par le chloroforme. — Mercerisation.

Après avoir «ubi les nombreuses transformations dont nous venons de parler, le coton, eût-il une blancheur et une propreté parfaite lor^ de la mise en œuvre, a été nécessairement sali plus ou moins. II faut donc lui rendre son éclat primitif, ce qui se fait suivant différents procédés, spéciaux aux divers tissus.

Cette opération de blanchiment est précédée, pour certains- fils, le retors, par exemple, de celle que les fabricants appellent le grillage ou gazage. Elle consiste à faire passer le fil à travers la flamme d'un bec de gaz, pour le débarrasser du duvet qui l'entoure, et qui nuit au brillant de l'étoffe; on appelle aussi cette opération flambage et romsi. Quelques tissus destinés à recevoir l'impression sont aussi flambés au gaz, à la plaque ou à l'alcool.

C'est à M. Molard, ancien sous-directeur du Conservatoire des Arts-et-Métiers de Paris, qu'appartientj'idée du flambage au gaz, mis à exécution en 1817 par le mécanicien anglais Samuel Hall.

Des inconvénients furent reconnus dans l'emploi, de ce système, qui fut modifié en 1880, par M. Coke^ de Manchester. Cet Industriel combina un mélange d'air et

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