Chapitre IV, 'ISl
fait sécher rapidement sans le tendre. On lave ensuite avec soin, on sèche de nouveau, et on le passe à la calandre W.
Figuier, dans son Année scientifique^ 1877, page 458, indique un autre procédé dUmperméabilisation du colon. On introduit, dit-il, dans un mortier, 350 grammes d'alun (sulfate d'alumine et de potasse), et 335 grammes de pyrolignite ou acélate de plomb. On broie jusqu'à ce que le mélange sôit complètement déliquescent. On ajoute 200 grammes de bicarbonate de potasse pulvérisée, unis à 200 grammes de sulfate de soude, et l'on broie jusqu'à ce que les matières soient complètement unies. On verse sur le tout 120 grammes de magnésie calcinée, et l'on continue à broyer, en Versant peu à peu 5 litres d'eâu.
On verse le mélange dans un baquet contenant 50 litres d'eau cotomune, et l'on agite le tout jusqu'à complète dissolution, ce qui a lieu au bout de vingt minutes. On verse le liquide ainsi obtenu dans un récipient contenant une centaine de litres, et l'on fait dissoudre 150 grammes de savon d'oléine dans 50 autres litres d'eau de pluie ou de rivière. On brasse pendant environ vingt minutes.
Pour rendre le tissu imperméable, il suffit de le fouler dans le liquide, soit avec la main, soit mécaniquement, jusqu'à ce qu'il soit parfaitement imprégné dans
(l) Gîrardin, Chimie élémentaire, t. IV, p. 92.
toutes ses parties. Il faut avoir soin, pendant toute l'opération , de bien remuer le mélange pour qu'il ne se forme pas de dépôt.
On retire alors le tissu, on le laisse égoutter et on le sèche. On le lave ensuite à grande eau, on le sèche encore et on l'apprête par les procédés usuels.
Calandrage. — Moiré. — Le Thao. — La Gélose. — Apprêtage. — Le Heen.
Le manufacturier ne livre pas au commerce le produit de ses métiers, tel qu'il est enroulé sur l'ensoùple. Nous venons de voir qu'il a fait blanchir le tissu, il lui fera subir ensuite une préparation importante, destinée à lui donner ce soyeux, ce lustré, qui plaît à l'œil, mais qui en dissimule quelquefois l'infériorité.
Cette préparation, qu'on appelle calandrage, beaucoup d'espèces de tissus de coton s'en passent; mais les autres, le calicot, par exemple, la subissent toujours,^ avant de sortir de la fabrique. Elle consiste à faire passer la toile entre plusieurs cylindres et à varier la pression, suivant la destination de l'étoffe. Les cylindres sont en métal, en bois ou en carton, suivant l'aspect qu'on veut donner à la toile. Quand ces cylindres marchent avec une grande vitesse, il y a simplement compression de l'étoffe; mais, qunnd on leur donne une vitesse moin-