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Chapitre VIL

Quelques écrivains pensent que c'est le jute qui formait la matière papyracée connue des Grecs sous le nom de phylira, dont nous allons parler au sujet du tilleul.

M. Jomard, président de la Commission centrale, dans un rapport sur renvoi fait en France de graines de Chine, dit, en parlant du tsing~ma, qu'il promet de fournir ce fil d'une extrême ténuité, dont se compose la batiste de Canton. Ces expériences ont été faites, en 1849 et 1850, à Montpellier. Nous n'avons pas appris que le corchorus soit cultivé actuellemennt autrement que comme plante d'ornementation.

Deux espèces du genre tilleul donnent une écorce susceptible d'être préparée et de servir comme cordage. On a dit que le T. europea fournissait la matière phyliraj que c'était le liber divisé en lames très minces sur lequel les Grecs écrivaient, sans doute après lui avoir fait subir une certaine préparation. On peut aussi faire des toiles grossières avec ce liber. Après quelques jours de rouissage, on enlève l'épiderme de l'écorce et on fait ensuite avec les fibres des cordes à puits. L'usage en paraît assez étendu en Suisse. On attribue à ces cordes de tilleul une plus longue durée qu'aux cordes de chanvre, dans le milieu humide où elles sont constamment plongées. En Russie, on fait des nattes avec cette écorce. Les Aïnos surtout, au Japon, fabriquent des cordes et des étoffes avec le T. cor data, Bodaïdjiu.

Il sera encore fait mention du to-ma et de tsing ma, à l'article cannabinées.

M. lé comte de Présaval prit, en 1838, un brevet d'invention pour un procédé propre à obtenir la substance iilamenteuse du lin, du chanvre, du fagotier (hêtre), du mûrier, du tilleul, de l'osier, du bouleau et de tout autre végétal contenant une substance fibreuse. Ce procédé devait la rendre susceptible d'être tilée à la main ou à la mécanique. Nous pensons que les résultats obtenus n'ont pas été satisfaisants, car l'industrie n'a pas accueilli cette invention, qui est restée dans le domaine de la science spéculative 0).

10, 11, 12. — TERNSTRŒMIACÉES, CLUSUCÉES ET SAPINDACÉES.

Quelques espèces, dans ces familles, sont mentionnées comme textiles, mais elles n'offrent pas de grandes ressources et sont peu employées.

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