Chapitre VIL
i( (Pété, et tissm légers fins, blanchis, d'été. En outre
% de cette espèce de batiste , qui présente une va*
« riété infinie de finesse et, par conséquent, de valeur,
« on fait, comme nous venons de le dire, des toiles
« plus ou moins grossières, appelées tsû-cha-pou , tissu
« grossier d'été.
< La matière de ces deux tissus provient de Péoorce
« de deux plantes, qu'on cultive en grand, à 30 ou
« 40 lieues dans le nord du Canton^ dans le district
jj de Si-nam, et notamment sur le territoire de la petite
€ ville de Hoang-Khiang. Elles sont connues sous le
« nom de lo-ma et tsing-ma.
/ « Nous avons remis au Gouvernement des graines de
^ ces deux plantes textiles, avec une instruction pour
« leur culture , et la préparation de la filasse et des fila* .«: Il résulte de l'examen que nous avons fait des fils du
€ lo-ma et du tsing-ma , qu'ils ne sont point filés et
« tordus, mais qu'ils se composent de fibres ajoutées
4 bout à bout, au moyen d'un petit enroulement, pro-
A duit par le mouvemetit des doigts. Les fileuses chi-
« noises ont, à. cet effet, auprès d'elles un petit vase
« plein d'eau, dans lequel eljes trempent incessamment
« les doigts. La fibre végétale, n'étant pas brisée, con-
« serve toute sa force, c'est ce qui explique pourquoi
« les fils du to-ma et du tsing-ma offrent tant de résis-
;« tance sous les plus petites dimensions. Cette manière
« d'opérer, à l'égard des plantes textiles, pourrait peut-
« être mettre sur la voie qui conviendrait le mieux au c( chanvre, au lin...
c Qaoi qa'il en soit, les toiles chinoises dont il s^agit, « doivent, en raison de leur fraîcheur et de leur « brillant, entrer dans la consommation de la France, € surtout dans le midi de TAlgérie, aussitôt qu'elles y « seront connues, et former, dès lors, un article d'im- « portation considérable 0). »
La variété $ chinensis a été introduite en 1827 et cultivée dans le Midi.
Le mot lo-ma, qui signifie filasse à filets, a été appliqué à des végétaux bien différents. Ce doit être, d'après M. Decaisne, le corchorus texlilis, à peine différent du C. olitorius de Linnée. La fibre du ising-ma est plus fine et plus soyeuse que celle du chanvre ordinaire, sa ténacité extrême et.sa longueur en font une espèce dont la culture est très avantageuse.
Le chanvre indien est cultivé principalement pour la fabrication du bong-haschich ou gandja, ce narcotique dont les peuples de TOrient font i\n si grand usage.
M. Van-der- Schelden , de Gand, a trouvé le moyen d'utiliser les tiges du houblon , en les rendant susceptibles d'être tissées. Il resterait à résoudre beaucoup de questions, avant d'en faire une application générale.