‹ Le cotonChapitre 202 sur 245 · Chapitre VIL 39â · texte numérisé non relu

Chapitre VIL 39â

du cotonnier; plusieurs de ces plantes sont cultivée^, dans les deux continents, comme plantes textiles', quoique moins répandues que le chanvre et le fin; elles sont plutôt du domaine des zones équatorialés.

Les Ostiacks ont une espèce d'ortie, qu'on désigne sous le nom de chanvre des Ostiacks, dont ils retirent les fibres pour confectionner leurs filets de pêche et autres objets analogues.

Les habitants du Kamtschatka font, avac les fibres du chanvre piquant, des voiles grossières, des cordages et des filets. L'ortie brûlante et l'ortie dioïque^, si communes dans les zones tempérées, ont également des fibres assez tenaces pour qu'on les emploie dans lafabrication des toiles. Valmont de Bomare rapporte que son frère, médecin, avait fait préparer comme le chan^ vre une certaine quantité de tiges d'orties, et qu'il eu avait obtenu des fils de différentes qualités. A Angers, on en avait fait de la toile qui se blanchissait avec une grande facilité.

Le môme auteur rapporte qu'à Leipsig, il s'était établi, vers le milieu du XVIP siècle, une manufacture de toiles d'ortie. Le chanvre et le lin, si abondants dans cette région, n'ont pas dû contribuer au succès de l'entreprise.

. Les Taïtiens et les Néo- Calédoniens emploient le§ fibres de l'ortie pour en faire des cordes et des tissus i

Je n'ai point trouvé le genre urtica aux Marquises.

Vur:œstuans, de Sieb., qui est le fleurya œstuans, de Gaud., croît au Gabon, où je l'ai recueilli; les naturels

n'eu font pas usage. Ceux de la Nouvelle-Calédonie en font des ceintures et des pagnes. Il est signalé dans Parchipel des Paumotu, qui pourrait en produire de grandes quantités, inais cette fibre Vest pas demandée.

On a créé le genre bœhmeria, aux dépens du genre wlicaj et l'on a désigné, sous le nom spécifique de B. nivea, Hook et Arn., Vnriica tenacmima^ de .Roxb., et Vur, nivea, de Linnée. Cette espèce est connue à Sumatra sous le nom de chanvre calloui; en Cochinchine, sous celui de cai-gaï; en Chine, sous celui de tsing-ma; à Taïti, sous celui de romœhœ, qui vient évidemment du mot indien rameh, d'où l'on a fait ramie; aux Sandwich, sous celui de mamaka. On l'appelle en Angleterre, china grass (herbe de Chine), ou rheea, fibre; en France, c'est l'orlie cotonneuse, ou ramier mot qui s'applique plus particulièrement à la variété candicans.

Les feuilles de cette ortie sont, en dessous, d'une blancheur de neige; cette espèce est cultivée en Chine, pour la confection des tissus. Dans la Nouvelle-Calédonie, on s'adonne aussi à cette culture, et les produits font l'objet de nombreuses demandes.

Des graines de Chine, semées en France, en 1849 et 1850, ont parfaitement levé; le lo-ma, d'après un rapport de M. Jomard, a atteint jusqu'à 5 mètres 1/2, à Marseille et à Perpignan, et 5 mètres, à Montpellier, avec 4 à 6 Vm de circonférence. A Marseille, la circonférence avait atteint 26 % (0.

(1) Bulletin de la Société de Géographie, l*"» sera. 1852, p. 90.

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