‹ Le cotonChapitre 203 sur 245 · Chapitre VU · texte numérisé non relu

Chapitre VU

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396 U Coton,

En Angleterre, on a reçu, en 1865, 324,000 kilogrammes de ramie de Chine; on apprécie, dans ce pays, ^e nouveau textile, an point qu'une prime de 125,000 fr. a été offerte à la meilleure machine à décortiquer ce végétal, par le gouvernement de l'Inde.

Le concours devait avoir lieu à Java. Un seul concurrent, M. Rolland, a présenté une machine, qui n'a pas atteint complètement le but qu'on attendait; il a reçu cependant 37,000 fr., comme encouragement. Le concours a été continué, et le prix décerné en 1878.

On connaît, dans le commerce, sous le nom de ramie, une variété du B. nivea, B. candicans^ qui donne un fil d'une ténacité supérieure à celle du chanvre, et d'une force d'extension bien plus grande que celle du meilleur lin. a La supériorité du ramie, dit M. Decaisne, comme « plante textile est incontestable^ la question est de « savoir si sa culture, en Europe, peut offrir des béné- « fices réels. »

L'Exposition de 1878 a fait voir des ûlets provenant de Cochinchine, des éperviersj seines, haveneaux, carrelets, lignes de fond, etc., fabriqués avec la ramie, et qui prouvent quel usage on pourrait tirer de ce textile, s'il était exploité, au moyen de machines et métiers diminuant la main-d'œuvre, et, par conséquent, le prix de revient.

c( Des expériences faites avec la ramie, dit Vo- « repierre , ont donné des résultats très intéres- « sants; pour 187 grammes de déchet, on a obtenu c< 75 grammes de filasse, d'une qualité supérieure à

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