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Nous ne pousserons pas plus loin l'examen de cette question, il faut revenir à notre sujet.

Dans rinde, les racines, les fleurs et les feuilles des cotonniers sont, d'après Ainslie, usitées comme émoilientes. Au Brésil, on emploie la décoction des jeunes feuilles et des graines du' 6. vitifolimij pour combattre la dyssenterie. Le cotonnier participe, quoique faiblement, du principe émollient et mucilagineux qui caractérise la famille des Malvacées, et qui est le plus développé dans le G, malva^ type de cette famille, et althœa.

Au Brésil encore, une macération des feuilles et des graines de cotonnier, dans du vinaigre, est employée sous forme de topique contre la migraine.

D'après Fusch , Histoire des Plantes , les Arabes emploient beaucoup le cotonnier, comme plante médicinale. « Le suc des feuilles, dit-il, porte médecine aux « flux de ventre et trenchées des petis enfans; la graine « est bonne à la toux et aux passions de la poitrine. « Par huyle qui se fait de- cette graine, Ion nettoyé € les taches, letilles et pustules du visaige. Cette € graine engendre et excite la semence de générale tion. »

La graine est effectivement adoucissante, et un peu astringente. On l'a recommandée, sous forme d'émulsion, avec d'autres graines, dans les maladies de poitrine, les crachements de sang, la dyssenterie; mais son emploi est fort rare, en présence de médicaments bien plus énergiques.

66 Le Colon,

Aux Antilles, Descourtilz 0) signale le colonnier comme très usité; les fleurs fournissent du mucilage, et les graines, une huile jaunâtre, coulante, rancissant facilement. Elle procure un savon solide, se dissout dans 25 parties d'alcool, à froid, et dans 10, à chaud.

Les bourgeons du colonnier sont diurétiques, étant pris en tisane; les fumigations de la graine présentent, selon le même auteur, un fondant d'une efficacité éprouvée, dans les tumeurs blanches et Tarthrodynie®. ï^iBs nègres venus de la côte d'Afrique , s'entourent les membres de chapelets de ces graines, pour éviter les rhumatismes. On signale l'emploi de ces graines, pour augmenter la sécrétion du lait des nourrices, et l'on dit qu'elles empoisonnent les porcs, tandis qu'elles engraissent les bœufs et les moutons.

Les chimistes ont soumis le coton à de nombreuses expériences, et le travail auquel ils se sont livrés a eu des résultats très importants.

On a d'abord extrait du coton une matière première, désignée par Thompson," sous le nom de Gossypine. C'est une substance solide, fibreuse, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'élher; soluble dans les alcalis, et fournissant, avec de l'acide azotique, de l'acide oxalique (3).

(1) Flore médicale des Antilles.

(2) Douleur des articulations, sans chaleur ni gonflement (Besdierclle).

(3) Dictionnaire, de d'Orbigny.

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