Chapitre I
conséquent, fait disparatlre les chances d'une combustion spontanée 1 Cette combustion ne s'opère plus qu'avec lenteur, à l'air libre, à raison de la condensation des fibres! En cet état, le coton-poudre est chargé dans de petites cartouches cylindriques, en métal, d'un transport et d'un emploi faciles (X),
MM. Pelouze et Mauret ont adressé, en 1862, à l'Académie des sciences, un mémoire sur le pyroxyle, qui donne des détails très étendus sur sa composition, sa préparation, son utilité, etc. On peut également lire, au tome XIII, p. 25, AxiBuMin de la Société d'Encouragé^ ment, une note très importante de M. Melsens, sur le coton-poudre et les pyroxyles.
M. Nobel (2) a récemment découvert qu'une petite quantité de cellulose nitratée (60 «/o environ), préparée avec du coton, par un procédé particulier, a la propriété de transformer la nitro-glycérine liquide, corps excessivement dangereux, en une; masse gélatineuse, douée d'une puissance explosive très considérable, mais dont le maniement offre toute sécurité.
Sa force destructive dépasse d'une fois celle de la dynamite n<> J; elle est composée comme suit :
Nitro-glycérine 86,40
Cotoa-poudre soluble 9,60
' Camphre 4,00
(1) Le Technologiste, \%^, n*» 29, page 594.
(2) Arnuy and Navij Journal, 25 janvier 1879.
On vient de découvrir à New-York (New-Jersey, États- Unis), un nouveau produit formé de coton-poudre et de camphre, produit curieux, dont la préparation a donné lieu à une explosion, dont ont fait mention leS journaux de New-York. Cette matière a reçu le nom de Celluloïd j c'est* un corps dur et élastique, susceptible de prendre, par le poli, l'aspect complet de l'ivoire; il est excessivement inflammable, et brûle plus rapidement, et avec plus de flammes que la cire à cacheter. On a fort bien réussi à en fabriquer des bijoux et des objets de toilette, mais l'usage en est malheureusement trop dangereux. Ce produit ne sera , pour cette raison, qu'un objet de curiosité scientifique, relégué dans la vitrine des cabinets (1).
La physique a utilisé le coton, sous le rapport de l'acoustique, et voici comment: on sait que dans de vastes espaces couverts, comme les églises, les salles de spectacle, de concert, l'acpustique laisse quelquefois à désirer par trop de sonorité; les sons, les paroles de l'orateur sont perdues, avant d'arriver aux extrémités, où l'on ne perçoit plus que des sons confus.
C'est ce qui avait lieu, en particulier, dans l'église 4e Notre-Dame-des-Chainps , boulevard Montparnasse, à Paris. Pour remédier à cet inconvénient, on s'est imaginé de tendre des fils de coton de 3 "»/m de diamètre, en diagonale et en large, à la hauteur des piliers. Ces
(l) Journal of the Society of arts tech., année 1876.