‹ Le cotonChapitre 34 sur 245 · Chapitre L · texte numérisé non relu

Chapitre L

fils, qu'on n'aperçoit pour ainsi dire pas, coupent les ondes sonores, et permettent à l'orateur de se faire entendre distinctement jusque dans les parties les plus éloignées de la chaire. Il est possible que des fils d'une autre matière donnent le môme résultat.

Nous venons de parler du çoton-poudre. Ce produit a subi lui-même une autre transformation , et donné une substance employée fréquemment dans les arts et en médecine. C'est le collodion, découvert par M. Maynard, de Boston, alors étudiant en médecine. Ce jeune savant l'obtint en traitant le coton-poudre par l'éther. La voie était ouverte , et les chimistes se mirent à l'œuvrepour découvrir des procédés de composition, dé plus en plus simples. Le collodion employé en médecine se prépare avec :

Fulmi-coton 8

Alcool. 22

Éther. . ........'.... 640). .

M. Sutton en prépare, sans éther, sous le nom dé alkoline ou alcoline; on en fait de diverses espèces : collodion rose, collodion élastique, collodion canlharidal, collodion au Ihapsia, à l'acide phénique, au per* chlorure de fer, à l'iodiirci de mercure, etc., etc. Il sert principalement, comme agglutinatif, dans le traitement des plaies; on l'utilise encore dans la fabrication

(1) Formule du Cpdexy qui ajoute à la solution : huile de ricin , 7, pour re-ndre le collodion élastique.

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des fleurs artificielles, du cuir artificiel, reliure des livres, etc. (0

On prépare encore le collodion pharmaceutique de la manière suivante : .

Éther sulfurique, à 62». . iOO cent, cubes.

Coton azoté 3 grammes.

Une partie seulement du coton se dissout; cette quantité peut varier de moitié à 2/3. On laisse ces deux matières en présence pendant vingt-quatre heures, en agitant le mélange de temps à autre. On ajoute ensuite de l'alcool à 40°, et en agitant, tant que le coton se dissout encore. Il arrive un point où les fibres les plus épaisses, et qui n'ont pas été azotées lors de la préparation, ne se dissolvent plus. On laisse reposer deux ou trois jours, et l'on décante.

M. Dawson a fait paraltre7 dans le Butlelin de la So* ciélé d' Encouragement j xi, 703, un article contenant les remarques qu'il a faites sur l'avantage d'employer le coton longue soie, pour la préparation du collodion.

Pour s'assurer de la pureté du coton-poudre employé, M. Botlger (2) indique le stannite de soude (protoxyde d'élain et de soude), en solution. On fait bouillir^ pendant dix minutes, le produit ^ essayer; la cellulose ne doit être ni modifiée, ni attaquée, et l'on peut constater

(1) Dorvault, Hèpertoire général île Pharmacie prafkjue. — Littr^ et Robin, Dictionnaire de Médecine, etc.

C2) Dcr Praclisvh Teehniker, 1873, page 148. '

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