Chapitre IJ
juillet, dans des trous peu profonds, éloignés de 66 centimètres les uns des autres, et dans chacun desquels on met dix à douze graines. On fait deux récoltes par an, et chaque touffe donne un kilogramme de coton. Cette plante a besoin d'être renouvelée tous les ans. Les Arabes la nomment otb-belady, ou cotonnier du pays.
Le Goss. arboreum a deux variétés, l'une nommée otb'baladi'inoyachi , l'autre otb-baladi-barachi (noms d'e pays). La première s'élève de trois à quatre mètres, a des feuilles petites et des fleurs jaunes; la seconde, qui est cultivée dans les montagnes, a les feuilles petites, plissées et les fleurs rouges.
Le Goss. indicum^ en arabe otb-end^ a les feuilles très larges et de grandes fleurs jaunes. Cette espèce est préférée, parce qu'elle rapporte davantage, mais on ne peut la cultiver partout, attendu qu'elle a besoin de plus d'humidité que les autres.
Ces trois cotonniers se sèment sur place, à deux mètres les uns des autres; pourtant, quelquefois, on en fait des baies. Ces plantations durent de cinq à sept ans, on fait deux récoltes par an, et chaque pied donne 1 kilogr. 500 gr. de coton par récolte.
L'Inde est la patrie naturelle des cotonniers; on en trouve plusieurs à l'état sauvage, Goss. acaminatum et obtiisifolium, ei Von di cn\i\yé, de tout temps, l'espèce herbacée, indiquée comme sauvage, sur ces bords de rira waddy, parie D'^Wallich. Luillier, voyageur français, au commencement du siècle dernier, donne les détails suivants, sur les transactions de la Compagnie
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des Indes, au sujet du coton. « La province d'Ougly
« (Hoogly), dit-il On y recueille quantité de coton
<( La Compagnie tire de son comptoir d'Ougly.. .. des et casses, que nous nommons mousselines doubles, des c( doréas, qui sont des mousselines rayées, des tangebs « ou des mousselines serrées, des amans, qui sont de « très belles toiles de coton, quoique moins fines que les- « senas de Ballasor , et d'autres toiles de coton.
« La grande ville de Dacca De là, viennent les
a stinkerques et les belles mousselines brodées qu'on
c( apporte en France Les jamawars, les armoisins et
« le coltonis, qui sont des étoffes mêlées de soie et de (( coton, viennent de Cassambazar. Actuellement, les « mousselines de Tlnde française sont fabriquée^ à • a Yanaon; le prix en est de 2 fr. 50 à 3 fr. le mètre.
c( En général, suivant la remarque de LuilUer, les c( plus belles mousselines des Indes viennent du Ben- « gale; les meilleures toiles de coton viennent de (( Pondichéry, et les plus belles étoffes de soie, à fleurs t( (l'or et d'argent, viennent de Surate U). »
Le Goux de Flaix et Malte-Brun donnent, sur la confection des tissus de coton dans l'Inde, des détails que nous croyons devoir faire connaître ici. « C'est, dit Maltec( Brun (2), dans le pays des Telingas, au nord de la côte
(I) La Harpe, Histoire générale des Voyages, A'sie, cli. v. Le coton do Uacca est , selon Walpers , le G. roxhurgii , Tod. goss. herbaceum , V. Dacca Roxh. — Cf. Tavernier, Rienzi , V. Jacquemont.
(!2) Géographie complète et universelle.