Chapitre IL
c deCoromandel. que Ton trouve \es plus grandes ma- « nufactures de guinées W; les guinées blaues sont un « grand objet d'exportation pour l'Afrique; les percales, « mot qui, en lamoul, signifie toile très fine^ se fa- « briquent dans le Karnatik; on y emploie un coton € long et soyeux, qui abonde surtout dans la plaine <c d'Arcate. Il y a une autre espèce de toile blanche, « appelée salampouri, qu6 l'on tire de Ceylan, et qu'on € fait avec le coton de Maléalame et de Carnate. Le can- « ton de Condavir fournit les beaux mouchoirs de Mail ztttipatam, dont les teintes éclatantes sont dues, en « partie, à la racine d'une plante appelée chage^ qui « croît sur les bords du Kistna et sur le rivage du golfe « du Bengale.
« Les mouchoirs de Palicate, plus variés dans leurs
«dessins et leurs teintes que ceux de Mazulipatam,
.« s'exportent en grajide quantité pour l'Amérique et
« l'Afrique, où ils forment la parure des femmes. C'est
« à Mazulipatam, Madras et Saint-Thomé, que se fa-
« briquent les toiles peintes ou chites , appelées impro-
' « prement toiles perses; la bonne qualité des eaux, dans
'« ces cantons, paraît être la principale cause de la su-
« périorité de ces étoffes, dont l'exportation a diminué
« considérablement, depuis que les Européens imitent
« avec succès les procédés des Indiens.
(1) On appelle Guinée, dans le commerce, les pièces de toiles indiennes.
92 La Coton.
(( On exporte pour Je Levant et les colonies beaucoup « de ces toiles longues et larges , chargées de dessins « bizarres, et destinées à faire des housses de lits. « Dans le canton de Malalay et sur la côte de Coromantf del, on fait une espèce de niousseline rayée , nommée « doréa, ou, en tamoul, bélille, que les caravanes « exportent en quantité pour le Levant, l'Arabie et la (( Perse. L'Europe n'en tire plus. qtf une faible partie, « attendu qu'on y imite cette étoffe avec beaucoup a d'adresse.
a II n'en est pas de même d'une autre étoffe appelée « organdi y qui se fabrique dans le Carnate, et qui est « fort estimée en Europe. Les bazins viennent des Sirkars « du Nord, et les quingams de Madras, Saint-Thomé et « Palicate. Cette dernière ,étoffe ne s'exporte plus en « quantité que pour les autres parties de l'Asie, où l'on « en fait des vêtements.
« C'est dans le territoire de Dacca que l'on fait les « neusouques (^), espèce de toile d'une très grande « finesse et transparente. Plusieurs fabriques du Ben- « gale fournissent la casse , Vamome et le garât, toiles « de coton dont les Anglais font une exportation consi- * « dérable, les mouchoirs burgos et les mouchoirs dits « slinkerques; toutes ces étoffes varient l'une de « l'autre. >
A l'époque de nos guerres dans l'Inde, le bailli de
(1) On écrit aussi nansouk.