‹ Le cotonChapitre 47 sur 245 · Chapitre IL · texte numérisé non relu

Chapitre IL

cwm^ herbaceum, arboreum et vilifolium. Il faut y ajouter les 6. nigrum et religiosum.

• Les cotons les plus employés dans f Inde sont :

1» Le coton de Coïmbatoor, pour les mousselines;

2*» Le Inddnm ou naddum, variété du précédent;

3» Voupom de Sedrappett, autre variété, facile à travailler;

4»* Uarielhur, plus long, plus fin, moins nerveux que Voupom;

5» Le cocanada ou bérard, estimé;

6» Le mestera ou madras, fort recherché ;

70 Le bourbon (bourbalton-pandji) ;

8^ Le red-ghant {redghanl'pandji) ;

9** Le coômpta (coontpta'pandji) ;

10<> Le dhokra {dalara-pandji) ;

11» Le longue soie;

12» Le nankin.

Notre nouvelle colonie de Cochinchine produit auss plusieurs espèces de cotonniers. Dans la description qu'il fait du pays de Gia-Dinh, c'est-à-dire des six provinces qui composent la Cochinchine, le mandarin Trang-Hoï-Duc, lieutenant du vice-roi du pays écrivait, en 1810. «L'arbre mtVn(le cotonnier) vulgairement appelé « câtf'bông^ se divise en trois espèces : le so-n-miên ou a cày-gao, le moê-miên ou cây-gou, enfin le miên-hoa, « qui est le colon proprement dit, et qui se nomme a kiei'bôy ou bien encore cô-bôi. On l'emploie pour « tisser des étoffes. Le kien-bôi est de beaucoup supé- « rieur aux espèces précédentes. » Il est probable que

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le mandarin, peu versé dans l'étude de la botanique, aura, en indiquant les deux premières espèceè , considéré comme cotonnier lin tout autre arbre que le gossypium.

Plus loin, le môme auteur ajoute : (c On fabrique, « dans le pays de Sia-Dinh, des étoffes de soie et de a. coton, ainsi qu'une sorte d'étamine de soie nommée « lU'Ong. Cependant, nulle part ces étoffes n'atteignent « la perfection des tissus fabriqués dans le Huyen « (s. arr.), de Phû-oi, de la province de Bien-Hoa (0. » Ce sont principalement les femmes qui tissent la soie et le coton; les procédés de tissage sont des plus primitifs. En 1864, plus de 4,000 pièces de colonnades indigènes ont été expédiées de Saigon, surtout dans les provinces annamites, où l'on ne cultive guère que le cotonnier herbacé, et en trop petite quantité.

Le Courrier de Saïgon, 1863, dotine les renseignements suivants sur l'état de la culture du coton dans Long-Than, province de Bien-Hoa : « On cultive deux « espèces de coton dans celte province, le bông-tân et le « bông-sa : le premier est originaire de Chine, ainsi que a l'indique son nom bông-tân, et qui veut dire coton du « pays des navires; le second est originaire du pays. « Quatre à cinq mois sufffsent pour la culture du coton, a qui se fait du mois d'octobre au mois de février.

« Les terrains rougeâtres sont ceux qui conviennent

X (1) Gia-Dinh-Thung-Chi , ou Histoire et description de la basse Cochinchine, traduite d'après le texte chinois, par M. G. Aul)aret, capitaine de frégate. Paris 1863.

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