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Chapitre IL

« le mieux à cette culture; les terrains sablonneux ne « donnent qu'un coton maigre et peu soyeux 0). »

La Cochinchine française n'a pas jusqu'à ce jour exporté de coton dont elle a fait voir des échantillons à l'Exposition de 1878. Le cotonnier est cultivé un peu partout , mais nulle part en grande quantité.

Le coton est, comme on l'a vu, très estimé des Chinois. Il est à courte soie, mais fort et nerveux; il est classé avec le good meddling replanta de la Nouvelle- Orléans. Au Cambodge, on paraît comprendre tout le profit qui peut résulter pour le pays de la culture de cette plante (2).

Dans le midi de la Chine, la culture du cotonnier, qui n'est signalée qu'au IX® siècle, est moins suivie que ne le permettrait le climat. Les Chinois préfèrent donner leurs soins aux vers à soie, vu leur préférence pour les étoffes qui en proviennent et qui ont une plus grande ■ durée et une plus belle apparence que celles de coton. Cependant, sur les bords du Yang-tsé-kiang, il en existe des plantations importantes, principalement à Nankin, près de Chinchan, province de Kiang-Sou, où se trouve localisée cette variété à laine colorée du G. Siamense (wa mien, coton jaune) (3). Cette espèce

(i) Revue col., 1864; voir aussi une note sur la culture du coton dans le Cambodge, Rev, col, juillet 1863; voir smssWe Bulletin du Comité agricole et industriel de Saigon, 1878.

(2) La Cochinchine française en 1878. Paris, Challamel aîné.

(3) Cette touleur jaune, qu'on trouve dans quelques cotons d'autres pro-

jouit d'une juste estime, à cause de sa finesse et de la fixité de sa couleur. On en trouve dans le commerce trois variétés, qui se distinguent par leur finesse respective.

Aux environs de Pékin, par 41« de latidude N., on voit quelques belles plantations de cotonniers, et, suivant un rapport dû consul anglais à Tchëfou, dans la pro^ vince de Shan-tung, les 36 millions d'habitants de la province sont entièrement vêtus de coton. CesMiao-Tsé, au centre de l'çmpire, font de très beaux tissus de ce végétal.

Tien-tsin, sur le Peï-ho, est un centre commercial important, qui reçoit de l'intérieur , pour être exporté, du coton brut, et qui livre en échange des cotonnades venues d'Angleterre; mais les Chinois, peuple, comme on sait, fort industrieux, sentent qu'ils peuvent s'affranchir de ce tribut, et quelle que soit leur répugnance pour les innovations, ils ont fait monter des machines à tisser le coton; pour faire concurrence aux produits de Manchester et de Liverpool. Nul doute que, dans un avenir peu éloigné, la Chine n'aura plus besoin de faire de commandes à l'Angleterre. Quelques fabriques chinoises font venir de l'Inde le coton brut.

Les étoffes de coton étaient un article important de commerce dans la Crimée et dans la Russie du

venances, Haïti, Caracas, quelques cotons de l'Inde, coton jumel d'Egypte , vient de la présence d'un oxyde de fer dans la terre végétale et non d'une teintui'e artificielle. Notons que les Chinois fabriquent aussi du nankin avec le coton qu'ils achètent dans le Guzerate.

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Nord; dès l'année 1252, elles venaient du Turkestan.

Le coton recueilli au Japon est mis en œuvre dans le pays même. On peut voir çà et là , aux environs de Yédo et de Kanagawa, des femmes tissant le coton dans leurs habitations, après Ta voir disposé en rouleaux et filé au moyen d'un grand rouet.*

De Nankasaky à Yédo, on ne cultive pas beaucoup le coton; on en remarque accidentéllemenl quelques champs. Dans le district de Yokohama, le coton est l'objet d'une culture de quelque importance. On le sème en mars et en avril; il arrive de 12 à 18 pouces de haut, et la récolte se fait en septembre et octobre.

L'Asie centrale fournit à la Russie une partie du ceton qu'elle emploie. La proportion est du cinquième environ, c'est-à-dire que sur 50,000 quintaux employés par les manufacturiers russes, 10,000 seulement proviennent de l'Asie centrale et de la Perse. Le reste est fourni par Liverpool en cotons d'Amérique (23,000 quihtaux), et de l'Inde (17,000 quintaux).

Le coton de l'Asie centrale est peu recherché, parce qu'il est à fibres courtes et imparfaitement nettoyé. Son déchet est de 25 p. <>/o.

Suivant un rapport de M. Brodofsky, publié dans le journal russe Golos, ce savant, envoyé en Amérique pour étudier la culture du coton , afin d'améliorer celui que la Russie reçoit de l'Asie centrale , a constaté que la qualité inférieure de la fibre récoltée en Asie, ne tient pas au climat, mais à l'espèce. Celles qu'on cultive en Perse sont le G. herbaceum et le G. indicunij tandis que

les meilleurs colons d'Amérique, venant de Mobile et de la Nouvelle-Orléans, sont produits par le G. barbademe et Varboreum (Sea-Island). Aussi ce savant pense-t-il qu'en raison de la similitude du climat entre les parties centrales du Texas et du Turkestan, où le cotonnier était cultivé au XIIl® siècle, le cotonnier des Barbades pourrait être introduit avec succès dans ce dernier pays. On a essayé la culture du cotonnier *en arbre; les fibres sont longues et soyeuses comme celles du Sea-Island, mais elles ne donnent pas la même force. On doit sans doute attribuer cette différence à la nature du sol, qui, comme on le sait, agit d'une manière si caractéristique sur les productions végétales.

Une société particulière, à Moscou, s'occupe activement de l'amélioration de cette culture, plants et machines, dans le Turkestan. D'après des. documents récents, la production serait de plus de 50 raillions de kilogr. pr'ovenant de Bokhara, Khiv^ et des districts indépendants de l'Amou.

Cette culture prendra une extension d'autant plus grande, que les voies de communication, entre l'Asie centrale et Saint-Pétersbourg , seront plus multipliées.

Tauris, dans le Caucase, sert de débouché pour les toiles confectionnées à Kachan et Ispahan; en Perse, il se fait un commerce d'échange avec les produits manufacturés anglais.

Les cotons qu'on récolte dans l'Azerbadjan sont loin de valoir ceux d'Egypte et d'Amérique; il n'en est importé en Europe qu'une quantité insignifiante.

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