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« pour ce produit, ils n'en cultivent que l'indispença- « ble. »
Les fleu-ves qui traversent ce pays, le Sénégal, et surtout le Niger, et qui se jettent dans l'Atlantique, peuvent servir très facilement de moyen de transport. Il suffirait que les pays consommateurs fissent des demandes, et que le système d'échange fût organisé. A ce sujet, un ancien gouverneur du Sénégal s'exprimait ainsi : « Pour s'emparer du commerce si important « du Soudan, et particulièrement du coton {Géorgie « longue soie), qui, au dire des voyageurs, s'y trouve « en si grande abondance, il faut s'emparer du haut (( Niger...... W. »
La Nubie, l'Abyssinie et la côte orientale d'Afrique produisent diverses espèces de cotonniers (G. punctatum, G, vitifolium). Mais les naturels se contentent de recueillh' le coton, quand la capsule s'ouvre, sans se mettre en peine de le cultiver. Outre les cotonniers indigènes, les indigènes du Darfour ont le coton Laouoy, ou coton dit indien, avec lequel ils fabriquent toutes
(1) Cette question a été résolue affirmativement, et la Chambre des députés, dans la séance du 28 décembre 1880, a voté un crédit de 8,552,751 fr. pour la construction d'un chemin de fer de Médine à Bafoulabé , sur le Sénégal.
Ce chemin de fer serait ensuite prolongé jusqu'à Kita, à 50 lieues seulement du Niger. Mais il ne faut pas se dissimuler qu'on éprouvera de grandes difficultés de la part des peuplades indigènes, qui n'en com" prennent pas plus l'utilité que celle des lignes télégraphiques, et qui ^ voient un attentat à leur liberté.
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sortes d'étoffes et de tissus. Les Bénadir tissent un seul genre d'étoffes en coton". r
Sur la côte de Madagascar, dans les petites îles de Nossi-Bé, àMayotte, aux Coinores, on en voit aussi. Les indigènes sont trop paresseux pour en tirer parti. Ils réclament des tissus de coton des pays producteurs. Les Arabes y apportent des indiennes , mais les habitants de ces îles préfèrent le coton américain aux cotonnades plus blanches et plus fines importées par les Anglais. Sa couleur rousse le rend moins saUssant. C'est un avantage aux yeux des indigènes, qui ne lavent que rarement leurs vêtements.
Il faut excepter de ces insulaires, les Ovas, qui ont un degré de civilisation bien supérieur aux autres. Ils font avec le coton des étoffes très belles et très fortes. On cite entre autres ce qu'ils appellent toiles de câlin, étoffe à fond bleu, dont le tissu est mêlé à des lames d'étain très élégamment découpées, qui formeùtla bordure, et dont le fond est parsemé de fleurs du même métal, qui ajoutent encore à l'éclat de la soie réunie au coton. Nos élégantes trouveraient sans doute cette étoffe trop lourde, et donneraient la préférence aux mousselines des Indes. Le prix en est cependant très élevé, puisqu'à Madagascar même, on vend ce tissu jusqu'à un esclave la pièce.
Le cotonnier est cultivé à Anjouan et dans l'archipel des Seychelles. Le coton de ces dernières îles est d'une qualité supérieure, et très apprécié sur les marchés.
On trouve encore le cotonnier dans la terre de NataL