Chapitre II
Coton Bunchs.
— Mexicain du Petit Golfe.
— Eloids prolific.
— Dean New-York.
— Dean de Géorgie.
— Louisiane blanc.
— de Castellamare blanc.
— dtt Mississipi.
— Nouvelle-Orléans.
- de Monterey.
— Kiang-Hau.
— Nankin de Malte.
— Nankin de Chine.
— Géorgie longue soie.
Les deux variétés, Sea-Island et Géorgie longue soie, paraissent donner les meilleurs résultats, et sont demandés pour les filés fins.
Sous les réserves d'une culture intelligente et d'une irrigation convenable, le cotonnier paraissait d'abord avoir fait sa place en Algérie. M. Dolfus, grand industriel de l'Alsace, qui visitait notre colonie en 1863, déclarait que la culture du coton était certaine et devait être prochaine. Un rapport au Corps législatif, fait en 1863, constatait la présence de 356 planteurs de cotonniers sur 1,209 hectares de terrain, et une récolte de 159,632.kil. de coton égrené.
D'après VÉconomi^e (avril 1865), 100,000 hectares de terrains étaient en culture à cette époque, et 376,000 kilog. de coton avaient été récoltés Tannée précédente*
122 r.e Coton.
Il doit y avoir une erreur dans le chiffre indiquant la surface de terrain cultivée, les données correspondantes des autres rapports en accusant une bien moins élevée (1).
M. Hub. Michaux, aateur d'une note insérée dans la Revue contemporaine de 1865, page 286, fait connaître que a la culture du coton longue soie occupait en 1864 c( une surface de 7,324 hectares; sur ce nombre, les « Européens cultivaient 6,457 hectares, et les indicé gènes 865 hectares. Le rendement moyen était de CL 2,500,000 kil. brut, ou 650,000 kil. après égrenage. »
Il faut attribuer l'élévation des chiffres constatés par les statistiques, pour les années 1865, 1866, à la guerre de sécession des États-Unis, qui suspendit pendant ce temps les transactions commerciales.
Ces chiffres se maintinrent à peu près tant que le Gouvernement donna des encouragements , qu'il se fit acheteur avec prime des récoltes produites (2), tant qu'une grande maison de l'Est de la France, par p9 trio-
Ci) Guide pratique de la culture du Coton , par le docteur Adrien Sicard; Paris, Eugène Lacroix, 1866. — Voir aussi Cultures cotonnières dans laprovince d'Oran, durant la campagne de 1863, par M. A. Pignel.
(2) L'encouragement à la culture du coton en Algérie consistait : 1*» en un prix de 20,000 fr. donné au propriétaire de la meilleure exploitation ; 2*» en des prix provinciaux variant de 2,000 à 5,000 fr. ; 3° en une prime de 50 O/o ad valorem , pour Tintroduclion et l'installation des machines à égrener ; 4o en distribution de graines de choix ; 5*> enfin en achat direct, par rÉtat, des produis obtenus (l'État achetant 7,75, 9,75 et jusqu'à 11 fr.le kilog. les mômes sortes que le commerce payait au Havre 3 fr. 25 à 3 fr. 50).