Chapitre II
tisme ou inlérôt, fît des achats en Algérie; mais du moment où ces avantages ont cessé, la culture du coton a été s'amoindrissant , et Ton est forcé de reconnaître que maintenant les colons ne s'y livrent point.
Les appréciations au sujet de la possibilité de la culture de ce textile en Algérie. sont différentes, suivant le point de vue auquel on se place. Le directeur du jardin du Hamma, près d'Alger, pense que la partie du littoral de l'Algérie où l'on ne peut cultiver .le coton, ne jouit pas d'un climat favorable à la végétation de cet arbuste; il montre pour exemple trois années de coton recueilli et restant dans les magasins, la fibre ne valant pas l'égrenage (Lettre du 18 mars 1879).
D'autres attribuent le peu de succès de cette culture au manque de capitaux, ^u prix élevé de la maind'œuvre; dans certaines localités, au défaut de connaissances pratiques nécessaires aux planteurs, à l'infériorité des produits jusqu'alors obtenus.
Le général Chanzy, gouverneur général de l'Algérie en 1878, pense au contraire que cette culture est très possible. Dans son exposé de la situation de cette colonie, du 15 novembre 1877, il fait connaître que la culture du coton s'est faite sur 294 hectares , et n'a produit que 31,180 kilog. de coton longue soie'. Elle n'a plus lieu, dit- il, que dans la province d'Oran, qui compte quatrevingts planteurs. Le Gouverneur général pense cependant qu'il y a intérêt réel à développer cette culture, et il a donné ordre d'étudier les voies et moyens à employer pour y arriver.
L'Algérie peut encore consenrer une supériorité réelle dans la production des hautes sortes et lutte avantageusement pour la Géorgie longue soie.
Espèces cultivées en Amérique : Limites de la culture au nord, États-Unis, Mexicpie, GaUfornie, Guatemala, Antilles, Venezuela, Guyane, Brésil, Chili, Pérou.
Passons maintenant sur le nouveau continent. C'est là que la culture de cet arbrisseau se fait sur la plus grande échelle. Le fameux navigateur Cook prétendait que le cotonnier n'est pas un produit mdigène de l'hémisphère occidental. S'il s'était avancé un peu dans l'intérieur au lieu de rester sur les côtes, s'il avait étudié l'histoire des autochtones américams, il ne se serait pas prononcé d'une manière aussi affirmative. Assurément l'industrie a transplanté des cotonniers là où l'on n'en trouvait pas de sauvages, mais dans combien de localités n'en voit-on pas que la main de l'homme n'a jamais plantés?
Dans l'Amérique septentrionale, la culture s'arrête seulement à 40® nord sur la côte orientale et àST» environ, sur la côte occidentale, près de Richemond, en Virginie. Les premiers explorateurs du Mississipi et de ses tributaires virent le coton croître à l'état sauvage j dans sa cosse et en grande abondance (0.
(1) Dictionnaire du Commerce.