‹ Le cotonChapitre 61 sur 245 · Chapitre IL · texte numérisé non relu

Chapitre IL

produit par une variété du Goss, arboreum: d'après Walpers, le Sea-Island, qui n'est que le coton longue soie, serait une variété dégénérée du Goss. marUimum de Todaro, Goss. barbadmse, L, Il croît dans les terrains bas de la Géorgie et de la Caroline du Sud, entre Charleslown et Savannah, et dans les petites lies de la côte , de là les noms de Sea-Island et Géorgie longue soie ; c'est un coton à graines noires. On attribue la longueur et la souplesse de la fibre à l'humidité constante et à la chaleur dans laquelle est plongé l'arbuste. Ces terrains d'attérissement, riches en principes salins et en humus, contribuent également au développement du cotonnier et à la belle production de la fibre qui sert pour les filés fins.

Le coton courte soie, upland coUon^greenseedcotlon, , coton des terres hautes, à graines vertes, provient du Goss.herbaceum. Il croît principalement à la Nouvelle- Orléans, dans la Louisiane et les régions environnantes et dans les terres hautes de la Caroline et de la Géorgie.

Tout le coton produit par ces pays n'est pas exporté. Chaque année môme la quantité exportée tend à diminuer, à cause des nouvelles fabriques de tissus qui se fondent et qui consomment sur place. On évalue qu'il en est dépensé annuellement environ 145,000 balles.

Le cotonnier a été introduit avec succès dans le Maryland, par M. Kendall, qui a inséré à ce sujet, dans le Californian f armer, une notice que reproduit la Revue coloniale de 1862, p. 332.

Les courtiers en coton ont établi des nuances commerciales pour la qualité des cotons de diverses prove-

nances : le supérieur, — beau, — bon, — bonne moyenne, — moyenne, — moyenne inférieure, — bon ordinaire,— ordinaire, — ordinaire inférieur — el autres,

Stainedj linlers , la section américaine en a exposé

vingt-cinq espèces, de la Louisiane, de la Nouvelle- Orléans et de Memphis.

On a pu voir aussi , à cette exposition , un tableau présentant les oscillations de l'exportation et de la consommation intérieure du coton aux États-Unis. La guerre de sécession a jeté de grandes perturbations dans le mouvementée cette production. Ce document a dû être étudié avec intérêt par les amateurs de statistique commerciale.

Que dire du Mexique, qui, dans ses zones si variées, littoral , bord des rivières , plaines élevées et montagnes, pourrait cultiver avec tant de succès ce précieux arbuste ? Il fut un temps où l'exportation du coton du Mexique excédait celle des Étals- Unis, vers la fin du XVIIP siècle , mais depuis cette époque tout a bien changé de face (i). L'état politique de ce beau pays, si souvent déchiré par des guerres intérieures, ne permet pas aux habitants de faire dès plantations dont ils ne pourraient recueillir le fruit qu^au bout de quelques années. Ils vivent pour ainsi dire au jour le jour, incertains s'ils pourront moissonner les céréales qu'ils ont semé^es , et qui viennent cependant dans l'espace de six

(1) Le Mexique ancien et moderne, par Michel Chevalier.

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