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de 100 à 125 kilog. par hectare en terre haute, et de 150 à 175 kilog. en terre basse. Depuis l'introduction de machines plus perfectionnées et aussi depuis qu'on cultive avec plus d'intelligence, le rendement est de 175 kilog. pour .les terres hautes et de 250 à 350 kilog. pour les terres basses.

Un plant de cotonniers, qui commence à donner des produits dès la deuxième année, est en plein rapport les années suivantes. Les produits diminuent la sixième année, mais, avec des soins> on peut conserver une plantation jusqu'à dix ^ns.

En 1820, le coton était la principale matière d'exportation des Guyanes ; il provenait d'une espèce particulière, dite kidney cotton (coton pierre , dont les graines sont soudées en pyramide {Goss. acuminaium, Roxb). Après la guerre d'Amérique, les bras furent occupés à la culture du caféier et de la canne à sucre ; on continua cependant celle du cotonnier. En 1863, une usine centrale fut créée à Cayenne pour l'égrenage, le nettoyage et la mise en balles du coton produit par la colonie. La vente en France des colons a donné de bons résultats; l'espèce cultivée peilt supporter la concurrence avec les meilleures sortes, mais le prix plus rémunérateur des autres produits du sol ne favorise pas le développement de cette culture. Pendant la guerre de la sécession des États-Unis, en 1870, on essaya en Guyane de reprendre la culture du coton; il n'a été obtenu jusqu'à présent aucun résultat satisfaisanX de cet essai.

Le Brésil fournit des cotons longue soie supérieurs à

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ceux des Antilles, ils sont de qualités et de provenances bien différentes; les meilleurs viennent de Bahia et de Fernambouc : ils sont surtout employés à la confection des étoffes qui demandent de la solidité, toiles à voiles, calicots, madapolams, etc. Le coton qu'exporte ce pays est produit en grande partie par le G. péruvianum, La plante y dure cinq ans, sans qu'il soit besoin d'en renouveler la semence, et, les trois premières années surtout, elle donne des produits abondants. Cependant la culture du cotonnier au Brésil est secondaire ; le café et d'autres produits végétaux obtiennent la préférence du cultivateur brésilien On récolte aussi le kidney cotton ou coton pierre, coton du Brésil.

Le coton du Paraguay est estimé sur les places de commerce; on l'expédie en presque totalité au Chili, soit en balles, soit filé : du reste, la production n'est pas considérable, et l'on ne voit guère de cotonniers que dans le nord de ce pays.

Le Chili et le Pérou fournissent peu de coton à l'exportation, quoique cette plante croisse naturellement dans ce dernier pays; ce que l'on récolte est consommé , transformé sur place. Il en existe cependant des plantations considérables, et le chemin de fer qui traverse les Cordillières des Andes passe plus d'une fois au milieu de champs plantés de cotonniers. Somancas, Cosmao, Elias et Pisco produisent un coton propre, bien battu, dont la qualité est appréciée des manufacturiers à cause de sa force, ^ce qui permet de l'employer dans la ûlature des fllés fins.

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