‹ Le cotonChapitre 66 sur 245 · Chapitre IL · texte numérisé non relu

Chapitre IL

Outre l'espèce originaire, G. peruvianum^ on trouve croissant spontanément le G. arboreum^ L., qui existe aussi au Chili et en Bolivie. On le rencontre à des altitudes qui prouvent qu'il n'a pas besoin pour végéter d'une température très élevée. Cette plante était cultivée du temps des Incas. De trop longues années s'écoulèrent, pendant lesquelles l'agriculture, ruinée par les Espagnols, cessa complètement; mais, le calme s'étant rétabli,, la culture du cotonnier recommença, et les produits du cotonnier en arbre de cette partie de l'Amérique du Sud, quoique donnant une soie peu fine, sont appréciés dans le commerce,

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Espèces cultivées en Océanie : Taïti, Fidji, Gambier, WaUis, Java, Moluques, Geylan, Gélèbes., Nouvelle-Calédonie.

Parcourons maintenant quelques-uns des archipels du grand Océan. La plupart des habitants de ces îles ne connaissent pas encore le moyen de tisser le coton, bien que cet arbuste croisse spontanément dans presque toutes les îles intertropicales. Quand ils ne peuvent se procurer de tissus de fabrique européenne ou des vêtements confectionnés, ils se servent soit de tiges de cyperus tressées en forme de natte (Nouvelle-Calédonie), des feuilles de pandanus^ des fibres du coco et du cordyline, de Yurtica^ du bœhmeria,âe hampes, du tacca, du phormium, des gaines des feuilles du bananier, de

Fécorce du paritium tiliaceum et d'une espèce de sida^ du broussonetia papyrifera , des ficus proîixa et religiosa et de Yartocarpus incisa, dont l'écorce, préparée par la macération et le battage, fournit un feutre qui remplace les tissus de coton , mais qui n'en a pas la durée. On voit par cette énumération incomplète combien la nature a été prodigue pour ces heureux insulaires W.

On pourrait cultiver toutes les espèces de cotonniers des autres parties du globe, dans les îles de la Polynésie situées au nord du 40« degré de latitude sud. Le Géorgie longue soie^ particulièrement, qui n'atteint son complet développement qu'au bord de la mer, y viendrait a merveille, mais les indigènes ne se mettront jamais en peine d'une innovation de ce genre , et les quelques colons, sauf aux Fidji, n'essaieront qu'avec peine, attendu le •prix élevé du fret pour faire arriver la matière première jusqu^au lieu de transformation.

Lorsque nous étions aux Marquises, en 1852 et 1853, on ne cultivait pas le coton dans cet archipel, pas plus que dans les autres. D'après M. Eyriaud des Vergues, les colons se sofnt livrés, depuis c^lte époque, à ce genre de culture. « On voit tous les jours des champs « nouveaux, et à Nouhiva (ou Nouka-hiva) surtout, on a verra bientôt, nous l'espérons, dit cet écrivain, toute « l'île couverte de ce précieux végétal. »

(1) Les Plantes industrielles de VOcéanie, par M. H. Jouan, p. 151. Voir la suite que nous ddnnons des plantes succédanées du cotonnier, chap. vu.

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