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Nous souhaitons vivement que les espérances de M. Eyriaud des Vergues se réalisent, mais nous avons de fortes raisons d^en douter. Nous n'avons pas de colons aux Marquises ; pour planter des cotonniers, il faudrait d'abord défricher, travail auquel les indigènes ne se livreront jamais spontanément; le sol, très irrégulier, volcanique, aurait besoin d'être amendé, l'arrosage serait fort difûcile en beaucoup de points, etc. 0).

Lors de la guerre de la sécession aux Étals-Unis, l'Angleterre jeta les yeux sur les îles Fidji, et demanda du coton aux habitants de ces îles. On vit alors apparaître des champs entiers plantés de cotonniers, principalement sur les bords de la rivière Rewa-rewa ; des îles même en furent couvertes. Le coton récolté n'étant inférieur sous aucun rapport au Sea-Island, les bénéfices réalisés furent énormes. Ils ont bien diminué depuis. Cependant, la culture de cet arbuste donne encore d'excellents résultats, et le coton est employé pour les filés de numéros supérieurs.

A Taïti, ce projet de culture nous paraît d'une application moins problématique. En 1873, 30 hectares étaient en pleine culture, et les cotons s'expédiaient régulièrement. Des plantations ont eu lieu dans d'autres îles du groupe, avec les Chinois pour la culture et les

(1) Nous ne pouvons développer plus longuement les raisons qui nous semblent s'opposer à une culture régulière et productive aux Marquises. Nous renvoyons à notre Notice sur Varchipel des Marquises et à notre Essai sur l'histoire naturelle de ce groupe.

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indigènes pour la récolte. Elles ont donné, un résultat satisfaisant; le coton recueilli peut servir pour les filés fins, mais l'espèce paraît tendre à dégénérer, par suite de l'hybridation provenant de la présence, dans l'île, de coton de variétés plus communes. - ~

Les espèces principalement cultivées sont le coton du Fidji (G. tomentosu'ùb, Seem et DrynariôideSj Seem) et le Sea-ïsland. A l'époque où écrit l'auteur qui nous fournit ces renseignements (1874) on s'occupait d'introduire des graines de Géorgie et de New-Orléans, qui donnent des colons de qualité moins belle, mais d'un rendement bien plus considérable (i). ,

Aux Gambiers, est-il dit dans la Revue coloniale de 1845, nos missionnaires ont enseigné aux naturels l'art de préparer, de filer et de tisser le coton, et maintenant ces naturels, qui sont presque tous vêtus à l'européenne, ne portent en quelque sorte que des étoffes fabriquées par eux-mêmes.

La nouvelle Galles du Sud doit sa prospérité et sa richesse à l'agriculture et au bétail; le café, le thé et le coton sont cultivés avec succès par les coloijs anglais, qui trouvent un facile débouché à ces produits, grâce aux chemins de fer dont le pays est sillonné.

Aux îles des Navigateurs , le coton provient des propriétés allemandes, sur lesquelles travaillent des milliers de coolies des Nouvelles-Hébrides, Aurais ou autres. Les

(1) Revue maritime et coloniale, mai i877.

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