‹ Le cotonChapitre 68 sur 245 · Chapitre IL \A · texte numérisé non relu

Chapitre IL \A

indigènes ont cessé d'en produire , les Européens, maîtres de la situation , ne voulant plus le payer qu'au prix dérisoire d'un sou et demi la livre {Revue marit,, fév. 1881, p. 397).

Le coton croît naturellement aux Wallis, mais il n'est pas plus cultivé qu'ailleurs par les naturels; cependant, il faut constater que là où sont établis des Européens, on essaie ce genre de culture. La Nouvelle-Calédonie produit du Sea-Island. Parmi le nombre de travailleurs que la France expédie chaque année dans cette colonie, peut-être s'en trouvera-t-il quelques-uns qui, n'ayant pas la fièvre du retour, feront une tentative dans ce genre, et nous croyons pouvoir ajouter qu'ils auraient des chances de réussir, si toutefois le prix qu'il pourront obtenir de leurs récoltes est suffisamment rémunérateur.

L'Exposition universelle de Londres, en 1862, présentait, comme cultivées dans la Nouvelle-Calédonie, deux espèces de coton : l'un, provenant des États-Unis, cultivé par les RR. PP. Maristes; l'autre, à reflets bleuâtres, qui paraît indigène.

L'avenir décidera du sort réservé , dans notre colonie, à ce genre de culture.

Dans la Malaisie, à Manille, les produits du cotonnier ne servent guère qu'à l'usage des habitants de Tîle. Il n'y a exportation ni de la matière première, ni des tissus qui peuvent en provenir; les. Indiens n'ont point encore admis complètement l'usage des machines que l'industrie moderne emploie pour transformer le coton. Ils le nettoient, le filent et le lissent sans autres instruments,

ou à peu près, que leurs doigts. On comprend alors combien chez eux la fabrication doil être limitée, et cependant le. coton produit par Manille a une valeur commercial^ qui le placé dans la môtne catégorie que ceux du Sénégal et de la Virginie.

Les Batlas, voisins des Hollandais dans l'île de Sumatra, cultivent le cotonnier et font des étoffes. A Java, on trouve le G. indicum de Lam^, cultiyé dans de vastes plaines avec le riz et le caféier; les femmes filent le coton et fabriquent le tissu qui sert à habiller la famille.

Le gouvernement hollandais favorise, de tout son pouvoir, la culture du cotonnier, dans ses possessions asiatiques.

Aux Moluques, on trouve indigènes les Goss. indicum et vitifolium; à Ceylan, les Goss. acuminatum et obtusifolium; et, dans l'archipel des Célèbes, le Goss, arboreum.

Il nous tarde d'arriver à une autre partie de l'histoire du cotonnier, non moins intéressante que les précédentes, celle de la transformation de son produit en tissus et autres objets si variés, dont l'utilité est reconnue chez tous les peuples de la terre. Nous aurions bien désiré pouvoir décrire, de visu, tous les procédés, plus ingénieux les uns que les autres, employés pour ces transformations multiples; mais, ne pouvant le faire, nous avons consulté les auteurs les plus compétents : notre désir unique est de les avoir bien compris, et d'avoir fait une analyse exacte de leurs savantes conceptions.

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