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Chapitre I

« rieur se trouvent des filaments que Ton tisse. Rien ne c( peut leur être préféré pour la blancheur et la mola lesse, aussi les vêtements qu'on en fait sont-ils très a agréables aux prêtres égyptiens 0). » Ce témoignage confirme celai de Philostrate cité plus haut.

En un autre endroit de son Histoire naturelle, en parlant de l'île de Tylos 5 dans le golfe Persique, Pline constate ce qui suit, au sujet du cotonnier : a Ejusdem « insulae excelsiore suggestu lanigerae arbores, alio <t modo quam sérum. His foliae infecunda; quae, ni « minora essent vitium poterant videri. Ferunt coto- « nei, mali amphtudine cucurbitas quae, maturitâte « ruptae, ostendunt lanuginis pilas, ex quibus vestes pre- <L tioso linteo faciunt, arbores vocant Gossympinos, — (( On trouve dans la partie la plus élevée de l'île (de Tylos) « des arbres qui portent un duvet différent de celui des « sères. Leurs feuilles ne produisent rien, et on pourrait a les confondre avec celles de la vîgne, si elles n'étaient « pas plus petites. Ces arbres produisent des courges, i de la grosseur d'un coing, qui se rompent en mûris- « sant, et donnent des pelotes laineuses, dont on fa- < brique des toiles précieuses pour faire des vêtements. « On nomme ces arbres Gossympins (2). -»

Il est à remarquer que Pline a copié presque textuel-

(1) Pline , Hist. nat. , liv. XIX.

(2) Pline, Hist. nat., liv. XII, ch. xx (Trad. Ajasson de Grandsagne). Consulter Penot, Mémoires pour servir à V histoire du coton t elles publications de la Société de Mulhouse.

lement Théophraste (liv. IV, chap. ix). « Des arbres « porte-laine (éptocpopJt) , dit-il, croissent dans l'île de c( Tylos, sur la côle orientale du golfe Arabique; leur a laine est contenue dans un globe de la grosseur d'une a pomme, qui s'ouvre lors de sa maturité. » Il serait trop long et inutile de citer les textes de beaucoup d'auteurs anciens qui ont parlé du coton : Pausanias (liv. V, chap. v), Pollux (liv. VU, chap. xvii), Colamelle, Strabon, et, plus récemment, Selon, Springel, Desfontaines. Tous ces auteurs s'accordent à reconnaître la haute antiquité des étoffes de coton. Nous donnerons seulement le passage suivant de Fusch, dans son Histoire des Plantes : a A l'occasion de cet arbrisseau, hont esté nommée les robes, vestes xilinœ, et le lin , linum xilinum^ qui est à dire robbes de coton , et le lin de coton. Les légistes appellent c'este laine, laine de boys. »

Le Coton au moyen âge. — Chosroës. — L'abbé Prévôt. — Le Coton en Asie. — Il passe en Europe. — Tavernier.

Nous arrivons aux III® et IV® siècles de notre ère ; la culture du cotonnier n'a pas fait de progrès dans la partie occidentale de l'ancien continent. Les chroniqueurs Théophanes et Cedrenus nous apprennent que l'empereur Héraclius, qui régnait à Constantinople de 610 à 640, trouva ^ans le trésor de Chosroës, roi de

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