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Perse, outre des lingots d'or et d'argent, des habits et tapisseries de soie et de coton. Le commerce de ces tissus était alors entre les mains des Arabes, qui faisaient leurs achat3 dans l'Inde, à Barygaza, aujourd'hui Bartola, et les apportaient sur les bords de la Mer Rouge, principalement à Adulé, l'Aden de nos jours, d'où ces étoffes passaient en Europe. Pendant la splendeur de Bagdad, la plus grande partie du commerce de l'Orient passa par cette ville ; mais lorsqu'elle commença à décliner, quand les Sarranides n'eurent plus l'omnipotence dont ils jouissaient, ce commerce reprit la route de la Mer Rouge.

Le coton est la matière la plus célébrée chez les Arabes pour les étoffes de luxe, et le nom qitdn, qu'elle porte de toute antiquité chez ce peuple, est l'élymblogie du mot coton. On voit mentionnés, dans le Moallaka du Sebid W et d'autres poèmes antérieurs au siècle de Mahomet, des voiles de coton qui ferment le palanquin des femmes.

L'abbé Prévôt, dans sa description de l'Indostan, dit que le peuple des Banians est composé de toutes sortes d'artisans... mais surtout d'un grand nombre de tisserands... Les plus fines toiles et les plus belles étoffes des Indes viennent de leurs manufactures. Ils fabriquent... toutes sortes d'ouvrages en coton et en soie...

(1) Le Moallaka est un poème arabe regardé comme sacré , et dont un exemplaire est suspendu à la voûte de la mosquée de la Cashba , à la Mecque.

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Les plus riches sont vêtus d'une toile de coton si fine, qu'elle en est transparente (X^ vol.).

On rapporte qu'au XVII® siècle, le roi de Siam faisait avec ses sujets et avec les étrangers un commerce considérable de toiles de coton. Il les répandais dans un grand nombre de magasins qu'il entretenait dans les provinces. Autrefois, dit la relation, ces rois n'y envoyaient de provisions de toiles que de dix ans en dix ans, et dans une quantité modérée... Aujourd'hui, la cour en fournit sans cesse et toujours plus qu'on n'en peut débiter. Il arrive quelquefois que, pour en vendre davantage, le roi force ses sujets d'habiller leurs enfants avant l'âge établi. Jusqu'au temps où les Hollandais ont pénétré dans le royaume de Siam el dans d'autres Étals voisins, le roi de Siam faisait tout le commerce des toiles avec la dîme et en retirait un profit considérable.

On essaya, en Europe, de se rendre indépendant de l'Inde pour la fabrication des étoffes de colon, en attendant qtie l'on pût récolter sur place la matière première. Les croisades servirent à faire connaître le procédé usité en Orient à ce sujet. On exporta alors de l'Inde moins de tissus et plus de coton en balles ; l'Italie, l'Espagne, la France travaillèrent à Penvi ; les États barbaresques et môme le Maroc ne restèrent pas en arrière. Dans le testament de Guislain, comte de la Marche espagnole, qui date de 1020, il est fait mention d'une robe de coton. A Fez, dans le Maroc, on cite, vers le XIIP siècle, des manufactures très florissantes, et l'Arabe Edrisi, qui vivait au XIP siècle, assure que,. de son temps, la

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