‹ Le cotonChapitre 72 sur 245 · Chapitre III · texte numérisé non relu

Chapitre III

telles que le coton courte soie de la Nouvelle-Orléans ; la fibre trop tendue des cotons de l'Inde et du Japon ne résiste pa&à son action.

Frappé de ces défauts, un mécanicien anglais, M E.-A. Cowper, a cherché un appareil qui rappelât l'action mécanique des doigts, et a inventé le lockjaw-gin, c'est-à-dire gin à mâchoire de retenue ou de pincement. Cet instrument paraît donner de bons résultats ; le coton es( dégagé de la graine sans être rompu ni frotté, ni aggloméré. Un petit modèle à bras a donné par heure 6 kilogr. environ de coton indien Dharwar courte soje, et le double en coton d'Egypte.

Il serait trop long de vouloir entrer dans des développements sur les systèmes d'égrenage qui se produisent chaque année tant en Europe qu'en Amérique. Le but qu'on se propose est le même, enlever la graine de coton sans rompre la fibre. Citons en passant Pégreneuse Platt et Richardson, celles de H. C. Carthy, de Francis Durand, de F.-A. Calvert, de Wanklyn, de H.-C. Emery, et, en Italie, la machine de Manganello et celle dite Scanello (petit escabeau).

Nettoyage. — Machine à sérancer. — M. Risler.

Le coton est dépouillé de sa graine ; il est entassé en une masse bien plus légère qu'auparavant, mais cependant il contient encore bien des matières élran-

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gères, des brindilles, des feuilles, des débris du calice de la fleur et même de la terre et des petits cailloux. Il renferme plus ou moins de ces corps étrangers, suivant sa provenance. Dans le Levant, on a l'habitude de le cueillir avec sa capsule; dans l'Inde, on étend les capsules sur le sol pour les faire sécher, et, en les relevant, on enlève aussi des saletés; aussi les cotons qui viennent de cette région sont-ils les moins soignés pour l'épuration. En Egypte, pendant la saison des pluies, c'est-à-dire de novembre à mars, on fait sécher le coton dans des fours construits exprès. 900 kilogr. peuvent être desséchés dans l'espace de sept à huit heures.

Pour nettoyer le coton, quelle que soit sa provenance, il faut user de moyens artificiels, qui varient encore suivant les pays d'origine. En Sénégambie, on se contente de le battre, avant de l'employer. A Cayenne, on étend le colon sur des claies et on le bat avec des baguettes; au3^ États-Unis, c'est sur une plate-forme, au soleil et au grand air. Mais, quels que soient les moyens manuels usités, ils ne valent pas la machine à sérancer, qui répond fort bien au but qu'on se propose, tout en étant très simplement conçue.

Elle consiste, en effet, en un tambour à ailettes dans lequel on fait passer le coton. Au centre de ce tambour on dirige un courant d'air très vif, qui enlève rapidement les corps étrangers et la poussière dont ce coton pourrait être chargé.

La machine à sérancer, qu'on appelle aussi séran ou

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