‹ Le cotonChapitre 73 sur 245 · Chapitre III · texte numérisé non relu

Chapitre III

sérançoiTy serait à peu près mutile, si l'on adoptait partout la méthode pour cueillir le coton , conseillée par . le docteur Adrien Sicard (^) : « Voulez-vous cueillir le « coton? dit-il, saisissez avec les doigts le duvet s'échappe pantdela capsule, placez-le dans des sacs en toile, « suspendus au cou des personnes chargées de la « cueillette, ou dans des paniers ou autres, de façon à « ce que rien n'altère sa pureté. Il est même urgent « d'avoir un sac particulier, pour placer le coton sali

« par son contact avec le sol Les sacs ou paniers

<r étant pleins, on les vide au bout du champ, sur des « draps, et le duvet se transporte à la ferme. Il serait « bon d'avoir assez de sacs pour les charger.

« Le coton, transporté à la ferme, doit s'étendre sur c( des claies en roseau, rotin, etc., afin que l'air, en « passant au-dessous, le sèche complètement. La a moindre humidité, jointe à celle des gi-aines qui y sont « contenues , tache non seulement le coton , mais en- « core réchauffe et lui fait perdre de sa qualité, d

M. Risler, de Cernay, a apporté des perfectionnements sérieux à la machine à nettoyer et à carder le coton. On a pu voir, à l'Exposition de 1878, une égreneuse Chaufournier, qui emploie un homme par machine, et un autre appareil du môme genre, où une personne suffit à la conduite de plusieurs machines. Signalons également l'égreneuse Dobson et Barlow.

(1) Guide pi^atique deia ctilture du coton, p. i5.

154 Le Colon.

§ IV

Emballage. — Mode primitif. — - Machine à comprimer. — Divers genres d'enveloppes. -— Arrivée en France. — Précautions sanitaires.

Le coton est parfaitement sec, purgé de ses graines et, autant que possible, de poussière et autres matières étrangères. Il est prêt à être expédié^ aux grands centres commerciaux d'Europe, chargés d'approvisionner les filatures et les autres établissements industriels qui emploient cette fibre végétale. Mais, étant d'un poids très léger, relativement à son volume, après nettoyage, il occuperait beaucoup de place à bord des navires transporteurs, si l'on ne diminuait autant que possible ce volume, ainsi qu'on le fait pour le foin et pour plusieurs autres matières.

Jadis, quand on n'en exportait que de faibles quantités, on se contentait de le fouler avec les pieds dans des sacs, ce qui ne le comprimait que faiblement; on l'expédiait aussi en rouleaux, serrés et enveloppés dans des nattes grossières. Le P. Labat donne, dans son His^ toire des Indes occidentales j lé moyen employé par les indigènes pour emballer le coton ; selon Descourlilz , il faut l'humecter un peu en le pressant, afin que son élasticité ne lui fasse pas reprendre son développement primitif, mais il faut d'un autre côté éviter à tout prix réchauffement qui pourrait non seulement détériorer la

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