‹ Le cotonChapitre 76 sur 245 · Chapitre IJI · texte numérisé non relu

Chapitre IJI

En principe, la Willow se compose d'une toile sans fin qui reçoit le coton, lequel passe entre deux cylindres, pour pénétrer dans une chambra conique ; un tambour de même forme, qui fait de 5 à 600 tours par minute, et muni de dents, l'enlève, l'ouvre et l'accroche, pour l'ouvrir encore, aux dents dont la paroi intérieure de la chambre est garnie. Ainsi ouvert, il tombe sur une toile métallique, où un ventilateur lui enlève les derniers grains de poussière.

La Wilhtv de Lilly, appelée aussi le Panier conique, peut nettoyer dans un jour 3,600 kil. ou 24 balles de coton 0).

L'opération qu'a subie le coton en passant dans le . panier conique a eu pour but principal de le débarrasser de la poussière qu'il pouvait renfermer, de l'ouvrir et de faciliter le cardage, mais elle n'a point enlevé encore complètement les fragments de bois et autres corps étrangers qu'il .contient et qui doivent nécessairement être expulsés avant le cardage.

Primitivement, on renouvelait l'opération du battage faite une première fois dans le champ de récolte ou dans l'habitation coloniale; on étendait le coton sur des claies, et des manœuvres, armés de bâtons flexibles, frappaient dessus. Soumis à ce battage, le coton se débarrassait de tous les corps étrangers qui auraient nui au travail du cardage.

Ce moyen primitif n'était plus praticable lorsqu'il

(1) Dict. des Arts et Manufactures^ de Laboulaye.

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s'est agi de préparer des milliers de kilogrammes de coton, tels qu'en emploient les grandes fabriques. On a fait appel à la science, et l'industrie a été dotée d'une machine à ventilateur atteignant le but qu'on se proposait avec bien moins de frais et une bien plus grande rapidité. On a eu un batteur-éplucheur ei un batleur-élaleur, et les deux systèmes ont été combinés de manière à ce que le travail d'épuration et d'étalage se fit simultanément. Le Dictionnaire des Arts-el- Métiers donne la description de ces deux machines, qui ont été depuis complètement transformées. Armengaud, dans . sa pubUcation industrielle (IV® vol., page 329), donne là description du batteur -étaleur double] dit coupeur de nappes à deux battes, inventé par M. Lagoguée, mécanicien à Maromme (Seine-Inférieure). Avec cette machine, on peut battre et nettoyer 1,000 kil. de cdton en une journée, tandis qu'avec les anciens batteurs on ne faisait pas plus de 600 kilogrammes.

Malgré ce beau résultat, MM. Platt frères, à Oldham, (Angleterre), ont cherché encore une plus grande rapidité de travail et un rendement plus satisfaisant; ils ont inventé un batteur - étaleùr double au moyen duquel le coton est apporté au sortir de Vouvreuse et étalé en flocons sur la table, les fibres sont redressées, le coton est ouvert et divisé; établi en nappes d'une égale épaisseur, il reçoit 1,200 coups de battes par minute de plus que dans le batteur Lagoguée U).

. (1) La description de cet appaieil est donnée dans le XIX® volume, '

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