‹ Le cotonChapitre 90 sur 245 · Chapitre · texte numérisé non relu

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c< laine, c'est 60 fr., et pour le chanvre et le lin, le chiffre « atteint jusqu'à 160 fr. par broche. » Il est évident que ces prix diffèrent suivant les pays, mais la proportion reste toujours à peu près la même.

Pour la force motrice, un cheval kilogrammatique fait mouvoir 120 broches, en coton; 140, en laine, et de 20 à 50, en chanvre ou lin.

Le personnel varie également, suivant la nature du textile. Il est, dans une filature de coton, de cinq à six personnes par 1,000 broches; dans une filature de laine, il en faut le double , et dans une filature de lin ou de chanvre, il ne faut pas compter moins de soixante à soixante-dix personnes, pour le môme nombre de broches.

M. Alcan a, de plus, constaté qu'en France, pour une broche mise en mouvement avec tous les accessoires, il faut compter une dépense moyenne de :

14 fr. pour une broche de coton ;

35 fr. pour une broche de laine;

67 fr. pour une broche de lin ou de chanvre 0).

On trouvera dans une pubUcation allemande {Deutsche indmtriezeitung , 1868, n» 30), l'indication de la force nécessaire pour mettre en activité les machines employées dans une filature de coton : ouvreur, batteur

(1) Voir son rapport, inséré dans le Bulletin de la Société d'Encouragement, année 1872. Ce chiffre de 14 fr. n'est pas celui qui a été présenté par les orateurs à la Chambre législative» de 1880, lors de la discussion du tarif général des douanes.

188 /> Coton.

étaleur, cardes à cylindres réunisseurs, laminoirs, bancs à broches, en gros, intermédiaires et de fin, automates et continues, etc; M. W. de Bippen, directeur d'une importante filature à Ausburg, a fait des expériences dynamométriques sur les machines de MM. Platt, de Oldham, et M. J. Hyde a publié récemment un ouvrage du plus haut intérêt pour la filature du coton , sous ce titre : The science ofCotton spinning .(i).

Les machines à filer peuvent fournir, pour 4 kilogramme de lin, un fil de 200 kilomètres de longueur, et pour pareille quantité de coton ou de laine, un fil de 600 kilomètres. Cette différence de production a fait faire des recherches à la chimie industrielle, dans le but de convertir le lin en cellulose , c'est-à-dire en une espèce de coton. On a produit le flax cotton ou coton-lin, et le fibrilia, autre transformation du lin. Cette transformation, due à M. de Claussen, et dont M. de Karsmarsh a donné l'explication dans le Technologiste de 1852, p. 530, ne paraît pas destinée à un grand succès; le procédé paraît peu rationnel, et le résultat pratique a été jusqu'à ce jour négatif.

Les Américains, lancés à toute vapeur dans la voie du progrès, travaillent constamment à l'amélioration des procédés connus pour l'exécution des travaux industriels. La machine à fiter ne pouvait échapper à cette recherche fiévreuse, et ils ont inventé un nouveau sys-

(1) Voir également les Études sur l'Exposition de 1878, 2-3.

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