‹ Le cotonChapitre 91 sur 245 · Chapitre UL · texte numérisé non relu

Chapitre UL

lème de filature, auquel l'Angleterre a donné le nom bizarre de Niagara. D'après les renseignements recueillis, comme puissanbe motrice, le nouveau métier n'exigerait que le 1/4 ou le 1/5® de la force exigée pour les machines continues ordinaires, les cordes et les ailettes étant supprimées. Comme rendement, la production serait double, et le retordage d'autant plus égal, qu'on travaillerait des numéros plus élevés.

MM. E. Gouin et C^% aux BatignoUés, près de Paris, se sont rendus propriétaires du brevet, et confectionnent ces nouvelles machines, qui remplaceront à coup sur les anciennes, si le résultat justifie ces données, et si l'usage en est commode et pratique (i).

Notons, en terminant ce qui concerne la filature du coton, que chaque nation qui se livre à l'industrie cotonnière, cherche à produire par elle-même les tissus, sans s'arrêter à la récolte du coton, quand le sol permet la culture du végétal. L'Italie, l'Espagne, le Portugal montent des filatures; il en surgit dans l'Inde, et même en Russie, qui semblerait ne devoir filer que le lin et le chanvre. Il en résulte que l'importance des filatures en France et en Angleterre diminue proportionnellement, et que cette^ branche d'industrie est en décadence. Nous consommons annuellement environ 90 millions de kilogrammes de coton , qui nous viennent des États-Unis, de l'Inde et d'Egypte. Ce coton est, en grande partie, file

(1) Technologiste , 1851, p. 309.

par 4,600,000 broches, qui représentent un capital d'à peu près 200 millions de francs.

L'Exposition de i 813 a permis de constate!* que la fabrication des numéros fins est trop négligée en France, qui pourrait produire aussi bien que l'Angleterre et la Suisse. En 1851 , on avait exposé jusqu'au n« 900.

Nous avons passé sous silence beaucoup de détails relatifs à la filature du'coton; nous aurions pu paMer du batteur- étal eur double, de MM. Plaît père et fils, de Oldham (Angleterre), du métier à filer self-acting, de Parr Curtis, perfectionné par M. Schlumberger, de Guebwiller, de la peigneuse Steilman, qui donne des fils et des tissus d'une netteté et d'une transparence merveilleuses, et de plusieurs autres machines fort ingénieuses; nous renvoyons au Traité de la filature du Coton ^ par M. Alcan, 2° édition, et auXVlIIe volume de la publication Armengaud. On trouvera dans ce dernier ouvrage des détails fort intéressants sur l'ensemble d'une filature de coton, disposée pour un assortiment de 10,000 broches.'

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