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TISSAGE ET TEINTURE

§ I". Encollage. — Ourdissage.

Quelque étendu que soit remploi du coton, tel qu'on le récolte, dans l'industrie et les arts, il est constant que cette bourre soyeuse n'eût pas occupé le premier rang parmi les productions naturelles mises à la disposition de l'homme, si Ton n'avait trouvé le moyen de la convertir en étoffes; cette opération était donc de la plus haute importance. Aussi, dès la plus haute antiquité, le genre des nations s'estil exercé pour arriver à ce but, de la manière la plus prompte et la moins dispendieuse.

Avant de commencer l'histoire du tissage, il est nécessaire, pour procéder avec ordre, de faire connaître une opération préliminaire que doivent subir les fils

destinés à former la trame et la chaîne du tissu. Nous voulons parler de l'encollage; sans cette préparation, que suit le bobinage, qui n'est qu'un simple dé vidage, il est impossible de confectionner certains tissus^ Les fils de chaîne, disposés parallèlement entre eux, doivent être assez forts pour résister aux chocs qu'ils reçoivent, et glisser facilement entre les lames des lisses. Pour lui donner cette force, qu'on n'obtiendrait qu'en se servant d'un fil plus gros, on les encolle, on les pare. Jadis cette opération se faisait dans des chambres chauffées à 40»; les fils étaient enduits à la main de la composition qui devait leur donner la force requise. Mais l'ouvrier ne résistait pas longtemps à cette haute température; on a dû forcément modifier ce système, et l'on fait actuellement passer les fils dans une bassine remplie d'une coUe.dont la composition varie suivant la nature du fil et du tissu. Cette opération se fait presque toujours à la mécanique, et par conséquent bien plus rapidement et régulièrement qu'à la main.

Dans l'Inde, on se sert de deux plantes communes dans ce pays : la scilla indica:, dont le bulbe fournit un suc gommeux, qui donne au fil la rigidité nécessaire pour un tissage régulier, en môme temps qu'un aspect soyeux, qui fait le mérite des mousselines de ce pays. L'autre plante, de la famille des melanthacées , est le ledebouria hyacinthoïdes, Mart.

M. Maudet, pharmacien à Tarare, a proposé la glycérine pour l'encollage des fils de coton; sa composition, qu'il appelle glycéricoUe^ est composée de :

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