‹ Le coton son régime, ses problémes, son influence en EuropeChapitre 109 sur 193 · LIVERPOOL. - DOCKS · texte numérisé non relu

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les dimensions, les chargements et la provenance des bâtiments qui y ont leurs stations assignées. L'effet du coup d'œil a été en plus d'un point sacrifié à la convenance des opérations.

Ce spectacle laisse pourtant une grande impression. Trois heures de marche suffisent à peine pour parcourir dans son étendue la longue ligne des quais qui desservent les docks de la rive droite, et il faut y ajouter une heure de plus lorsqu'en traversant l'estuaire on va chercher sur la rive gauche, à Birkenhead, les annexes et le complément des établissements de Liverpool. L'œil se trouble à voir l'activité qui anime ces espaces où toutes les nations aboutissent sans se confondre, où tout se meut, hommes et machines, pour une fonction déterminée, où chaque minute compte, où chaque pied de terrain est envahi, en laissant tout au plus à l'oisif qui passe la liberté d'esprit nécessaire pour se diriger au milieu des grues qui s'agitent , des camions qui roulent, des treuils qui se croisent, des plans inclinés qui s'abaissent pour le soulagement des bras. Il y a duprestige dans la rapidité avec laquelle des masses de marchandises se déplacent, soit qu'elles s'empilent sous les hangars en rangs réguliers, soit que par des voies aériennes elles arrivent aux étages supérieurs des entrepôts. Dans cette confusion apparente un ordre naturel s'établit par le classement des matières et le partage des attributions. Ces ballots, ces caisses, ces tonneaux qui semblent livrés à une promiscuité inquiétante, ont tous, au bout de la journée, retrouvé leurs maîtres, reçu leur destination, pris la place qui leur est dévolue ; on sait ce qu'ils pèsent et ce qu'ils contiennent ; un registre à souche en fait foi, et le bulletin qui en est détaché forme le titre susceptible d'endossement. Le meilleur éloge do ces combinaisons est

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