MANCHESTER. - ASSOCIATION D'APPROVISIONNEMENT
égrener et presser le coton ; pour les qualités comme pour les quantités, la question se réduisait à une direction judicieuse accompagnée d'un capital convenable d'avances et d'instruments.
Ce fut pour agir dans ce sens et pour former ce capital que fut fondée à Manchester, en avril 1857, une Associa" tion pour l'approvisionnement du coton. Cette association s'appuyait sur des reconnaissances préliminaires. Des agents, envoyés à ses frais, avaient parcouru l'Asie anglaise, désigné les lieux les plus favorables à une exploitation, indiqué les premiers travaux à exécuter. De ces travaux, une part pouvait être raisonnablement mise à la charge d'une compagnie; l'autre part, la plus considérable, exigeait le concours de l'État ou du gouvernement local. Ainsi en était-il pour les routes et les chemins de fer à ouvrir, les canaux à creuser, les ponts et les môles à construire, l'amélioration du régime des fleuves et des estuaires. De telles entreprises excédaient les forces de l'association, qui n'avait réuni que 12,000 livres sterling de souscriptions volontaires; elles n'étaient pas d'ailleurs dans ses attributions naturelles. On en référa au bureau des Indes, en lui soumettant les plans et les projets délibérés à la suite de ces études. 11 s'agissait, pour le trésor, de vingt millions de livres sterling à répartir sur cinq années, à raison de quatre millions de livres par an ; les droits et les revenus provenant d'une plus-value devaient être affectés par privilège au service des intérêts et à l'amortissement de la somme engagée. Les travaux les plus urgents étaient désignés; des môles à Ghorabunda et Soundaree, un havre à Sadashevagurr, avec leurs chemins de service, pour le débouché des cultures du Kattiwar et du district de Darvvar, l'un des plus riches de l'Inde en