‹ Le coton son régime, ses problémes, son influence en EuropeChapitre 138 sur 193 · MANCHESTER. - POLICE DES MŒURS · texte numérisé non relu

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ses instincts. Le moindre effort, à ce qu'il semble, suffirait pour enlever aux scandales de la rue ce qu'ils ont de blessant pour les yeux. Quelques hommes de police de plus, avec des instructions sévères , auraient bientôt raison de ce que ce désordre des mœurs a de plus apparent. Bien de plus simple et pour nous de plus expéditif : comment ne s'en avise-t-on pas? C'est que les coutumes et les lois s'y opposent. Nous ne nous faisons en France qu'une idée inexacte du respect qu'ont nos voisins pour la liberté individuelle ; hors de cas bien définis, on peut dire qu'ello est absolue. Toutes les manières qu'a l'individu de se nuire à lui-môme sont tolérées, pourvu qu'il ne nuise pas à autrui. Voilà l'empêchement que rencontrent les règlements particuliers et l'interprétation discrétionnaire des règlements généraux. L'agent reste en deçà plutôt qu'il ne va au delà; il répond de ses actes sans pouvoir se couvrir ni d'un ordre reçu, ni d'une intention louable; il est moins excité que contenu. On comprend à quel point la force publique en est énervée, et pourtant personne ne songe à en étendre les attributions ; l'abus à craindre frappe davantage que le bien qui échappe. Il est d'ailleurs admis, pour les plus humbles comme pour les plus puissants, qu'aucune compression ne vaut les libres influences qui s'exercent entre les citoyens d'un môme état, et qui se distribuent en raison du rang et de la fonction. La part du manufacturier est dans un patronage bienveillant et la discipline exemplaire qu'il maintient au sein des ateliers ; elle est aussi dans les largesses qu'il répand pour ce qui touche à l'avancement moral et intellectuel de la communauté. La part des divers clergés et des corps enseignants est de s'emparer, aux heures du repos, des hommes que la manufacture rend disponibles, de les détourner des

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