‹ Le coton son régime, ses problémes, son influence en EuropeChapitre 19 sur 193 · MULHOUSE. — INSTITUTIONS DE PRÉVOYANCE · texte numérisé non relu

MULHOUSE. — INSTITUTIONS DE PRÉVOYANCE

gent étaient proposées aux établissements qui auraient avant les autres et mieux que les autres imaginé des dispositions propres à empêcher les accidents. Ainsi fut clos ce débat, qui remonte à dix années. Depuis lors, le seul acte qui s'y rattache est l'attribution à l'établissement de Dornach d'une médaille d'argent à raison des dispositions qui y ont été adoptées. Quant à l'intervention des membres délégués, elle n'a été ni bien active ni bien puissante. Mais, ce qui vaut mieux, le nombre des accidents causés par les machines a été toujours décroissant; comme ils se l'étaient promis, les fabricants ont fait leur police euxmêmes^ les uns en déplaçant certains organes de leurs appareils, d'autres en les enveloppant, tous en y apportant une plus grande surveillance. Faut-il aller au delà? Fautil rendre obligatoire ce qui n'est que facultatif? Devant l'exemple de l'Angleterre il convient de se recueillir avant de répondre. Quand un peuple aussi sensé s'impose un embarras et une gêne, ce n'est pas de gaieté de cœur ; il obéit à des motifs très-déterminants. Quels fruits a porté le statut sur les machines? qu'est-il devenu à l'exécution? C'est une étude à faire, et quand j'en serai à Manchester, je dirai ce que j'ai appris là-dessus. Pour la France, la question reste ouverte, et il est évident que si la bonne volonté manquait à nos fabricants, la loi devrait y suppléer. Il dépend d eux de lui enlever tout motif d'être en faisant partout et en toute usine ce qu'elle eût prescrit.

Les institutions de prévoyance occupent, dans la vie de l'ouvrier, une grande place : ni à Mulhouse, ni dans les établissements voisins, on ne les a négligées. Elles n'ont pas eu tout le succès que méritaient des efforts persévérants. Deux causes y ont surtout contribué, les mauvaises habitudes, le peu de marge qui existe entre les salaires et

Page 1