‹ Le coton son régime, ses problémes, son influence en EuropeChapitre 36 sur 193 · MULHOUSE. - ÉTABLISSEMENTS DE LA MONTAGNE · texte numérisé non relu

MULHOUSE. - ÉTABLISSEMENTS DE LA MONTAGNE

aux fatigues passées et une préparation aux fatigues nouvelles que ramènera le lundi. Peu d'excès d'ailleurs, et rarement cette ivresse éhontée que l'on rencontre ailleurs. A deux reprises, j'ai vu Mulhouse le dimanche; aucune scène ne m'y a choqué. Les brasseries étaient pleines, mais on s'y tenait décemment, sans rixes, sans trop de bruit, si ce n'est qu'à l'improviste un chœur d'Obéron ou de Freyschulz remplissait l'enceinte comme si un chef d'orchestre eût donné le signal, et avec un ensemble, une justesse d'intonation qui n'appartiennent qu'à des oreilles allemandes.

En résumé, c'est là une population méritante et que distinguent des qualités naturelles, autant que les merveilles qui sortent de ses mains. Si elle offre quelques disparates, cela tient surtout aux mélanges auxquels elle est exposée. Le mérite n'en a été que plus grand de réduire et de discipliner les éléments réfractaires à mesure qu'ils se présentaient. Mulhouse aura été ainsi pour les bras déclassés un asile et une école. Si maintenant nous étendons aux centres d'industrie qui l'entourent cette recherche sur l'état des populations, les mêmes caractères se retrouvent dans toute la plaine qui longe le Rhin. Pour les mœurs, pour les salaires les différences sont presque insensibles. A Ensisheim, à Thann, au Logelbach, qui est aux portes de Colmar, la filature et le tissage sont dans les mêmes conditions à peu près qu'à Mulhouse. Peut-être le prix des services y est-il de quelques centimes moins élevé ; en revanche les moyens d'existence y sont moins coûteux. C'est une balance qui 9'établit par la force des choses. La nuance est plus marquée quand on quitte la plaine pour gagner les hauteurs. Plus on avance vers les

Vosges, plus le salaire est réduit ; il est sensiblement infé- »

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