‹ Le coton son régime, ses problémes, son influence en EuropeChapitre 81 sur 193 · NORMANDIE - RENAISSANCE DE L'INDUSTRIE · texte numérisé non relu

NORMANDIE - RENAISSANCE DE L'INDUSTRIE

quent, dans la rouennerie, un commencement de déchéance et ont créé des catégories parmi des produits qui étaient autrefois tous du môme aloi et inspiraient une confiance égale.

Ce travail de la rouennerie, dispersé dans les campagnes, est des plus difficiles à soumettre aux évaluations de la statistique. Un recensement de métiers, s'il était possible et en le supposant exact, n'aboutirait qu'à une fiction, car il faudrait distinguer entre les métiers qui battent et ceux qui ne battent pas, et fixer, au moins par approximation, l'activité de chacun d'eux. Ces détails ne sauraient être constatés avec quelque certitude. Mieux vaut dès lors étudier les faits à leur point de concentration. C'est ce qu'ont essayé des fabricants de Rouen 1 dans des tableaux qui figurent aux pièces justificatives. Dans les plus récents on relève soit pour le rayon immédiat de Rouen, soit pour le pays de Caux, 601 fabricants qui emploient environ 1 1 0,000 ouvriers, dont les salaires se mesurent aux fonctions, depuis l'ourdisseur qui pourrait gagner 2 fr. et 2 fr. 50 c.par jour, jusqu'à la bobineuse qui doit se contenter de 25à30c. Pour les tisserands la moyenne paraît être de 90 à 95 c. par jour. L'ensemble des salaires payés varie, suivant les années, entre 17 et 22 millions; le chiffre dépend de l'activité de la fabrique. Mais il est à remarquer que ces ■ 110,000 ouvriers du tissage à bras touchent en maind'œuvre une somme inférieure à celle qu'obtiennent les 32,000 ouvriers du tissage mécanique, pour des services en réalité moins pénibles. Rien de plus significatif que ce contraste partout manifeste et qui ne peut qu'aller s'aggravant. Une autre circonstance à noter, c'est qu'ici la

1. M. Amédée Lecoiote en 1844; M. François Defeaux en 1847 et 1861. (Voir les tableaux C, D, E, F.)

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