Dans r^f ho de Paris
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pas dû accroître médiocrement la perplexité des lecteurs de l'Echo. El je pensais, en lisant cette réfutation de r « éminent confrère » et du « très cher ami )), à une remarque déjà ancienne, mais toujours juste, de M. Jaurès, sur les écrivains et les orateurs de l'opposition de droite qni n'ont jamais réussi à se mettre d'accord sur les points essentiels delà politicpie française et dontles uns prônent, l'entente avec l'Anglais, les autres l'entente avec l'Allemand. Il est certain que M. Jaurès avait le droit de se moquer. Le spectacle offert par une pareille opposition est désolant et ne donne pas l'idée dune très grande vigueur intellectuelle. Comme si l'attitude qui consiste à attendre un gouvernement à ses œuvres et les œuvres au résultat n'était pas, pour des opposants, la meilleure de toutes I Elle leur épargne au moins de tomber dans des contradictions pénibles, qui confèrent peu d'autorité à leur parole et qui les expose à se faire brocarder.
Nous n'avons pas la prétention de corriger les habitudes déjà anciennes de ces messieurs de la droite. Ils joueront jusqu'à leur dernier jour le rôle stérile et compromettant de conseilleurs d'un gouvernement auquel ils ne participent d'aucune manière. M. de Alun, qui, lui non plus, ne s'est pas toujours défendu contre la tentation de faire prévaloir son avis sur la marche à suivre, a du moins apporté quelques réserves excellentes à l'article trop enchanté de M. Denys Cochin. La Triple Alliance, M. de Mun, avec raison, ne la voit pas en si mau-
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vaise posture. Il trouve, par exemple, qu'elle n'a pas perdii sou temps en Orient et dans la Méditerranée, lljuge que c'est toujours en Europe que se résoudront Icsconflits créés parles rivalités coloniales. Toutes choses qui tombent sous le sens et qui sont à portée de l'observation, sans doute. Encore laul-il savoir observer et ne pas se laisser mener par la chimère ou par le système.
M. de Mun, qui n'a pas autant de rose dajis les yeux ni anlanl d'images lieu lies dans l'encrier que M. Deuys Cochiii, aperçoit aussi certains périls pour notre accord avec l'Angleterre. Car il est certain que l'Allemagne songe depuis longtemps à dissocier les deux pays de l'entente cordiale et qu'elle croit le moment venu de tenter, on ce sens, un nouvel effort. Et conmie, en outre, l'cnlcnle, qu'on n'appelle plus guère «cordiale », adonné lieu, tous ces temps-ci, à des campagnes de presse et môme à dos polémiques dans le Royaume-Uni, les inquiétudes exprimées par M. do Mun viennent à point pour nous permettre de réfléchir un peu à l'avenir dos relations franco-anglaises.
JNous l'avons dit bien des fois, c'était un système parfaitement bien conçu que celui de la Triple Entente anglo-franco-russc. Il était né, d'ailleurs, dans la tête du roi Edouard YII, et c'est grâce à ce princec[ue l'idée prit corps et reçut exécution. Cette coa-lition, due aux calculs et à la diplomatie du plus moderne des monarques, rappelle d'ailleuis les plus vieilles combinaisons d'alliances qui aient été ope-