L'acte de concession est du 2 février
dOudjda » i. Cinq navires de guerre furent, en outre, expédiés dans les eaux marocaines pour appuj'er les demandes de réparations et de garanties pour l'avenir formulées par le ministre de France à la suite de ces attentats.
Mais les réparations n'étaient accordées qu'à demi ou au prix de démarches incessamment renouvelées. Quant aux garanties pour le rétablissement de Tordre, comment le imakhzen aurait-il pu les accorder? L'anarchie, au lieu de diminuer, gagnait en étendue et en gra%'ité. « Tandis que le corps diplomatique élaborait à Tanger des règlements relatifs à la police, à l'expropriation, à limporlation des explosifs, au commerce des armes de chasse et de luxe, de graves événements se préparaient à Casablanca; le 30 juillet 1907, neuf Européens étaient massacrés dans cette ville 2, et le 5 août, le détachement de marins français mis à terre pour garder le consulat, avait son chef et cinq hommes blessés. Casablanca n'était dégagée que le 7 août par le corps de débarquement du général Drude, auquel se joignait, quelques jours plus tard, un contingent espagnol ^. i
Ainsi, par deux côtés à la fois de l'empire chérifien, la France était obligée d intervenir pour assurer l'ordre et la sécurité, et au moins sur un point, cette intervention constituait une extension indéniable, mais nécessaire, du mandat de police
1. Télégramme de M. Pichon, ministre des Affaires étrangères, à M. Regnault, mimstre de France à Tanger, du 25 mars 1907. Livre jaune, loc. cit., p. 194, u" 219.