Le Temps du 1 mars
que possible, et dont l'exécution serait laissée au sultan lui-même. Son départ fut ensuite décidé pour la fin du mois, les opérations devant commencer les premiers joxirs davril.
Les décisions prises par le gouvernement français furent portées, le 14 mars, à la connaissance du gouvernement allemand, au cours dxme visite que M. J. Cambon fit, à la Wilhelmstrasse, à M. de Kiderlen-Waecliter.
La réponse que reçut Tambassadeur de France était empreinte de la plus grande réserve. Sans doute le gouvernement impérial n'avait voulu faire aucune objection précise lorsque lui avaient été notifiés les accords franco-marocains relatifs à l'occupation des Chaouîas et du territoire d'Oudjda, parce que le caractère temporaire de cette occupation y était publiquement attesté. Mais aujourd'hui le gouvernement français parlait d'étendre son action en dehors même des limites des Chaouias. Où s'arrêterait-il ? Pourrait-il s'arrêter? < La tache d'huile » française s'élargissait toujours sur le Maroc ^. L'.\cte d'.\lgésiras, peu à peu, s'effritait. Et ^L de Kiderlen-Waechter insistait à plusieurs reprises sur ce point : le respect de l'Acte d'.\iaésiras.