Ce sont les expressions mêmes du ministre allemand
Les deux accords relatifs aux Chaouîas et à la région d'Oudjda ont été signés le 4 mars 1910 à Paris, par M. S. Pichon, et par El Mokri, ministre des Affaires étrangères du sultan. Ils prévoyaient révacuation de ces deux régions, sous certaines conditions différentes pour chacune d'elles, et sous la réserve de certaines satisfactions à accorder à la France. V. Livre jaune, Affaires marocaines, v, 1908-1910, p. 343.
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Le gouvernement se gardait, d'ailleurs, de rien laisser transpirer de cet entretien. Les nouvelles qu'il laissait filtrer accusaient toujours la même confiance. Deux jours après rentrevue de ^L^^. .1. Cambon et de Kiderlen-Wacchter, une note évidemment inspirée affirmait tranquillement: « Le gouvernement français a notifié aux puissances signataires de la Convention d'Algésiras les décisions qu'il a prises au sujet <le la question marocaine. On a déjà reçu, au f|uai d'Orsay, la réponse de l'Allemagne et de l'Italie, qui remercient de la communicuition qui leur a été faite'. « L(^ général Moinier devait j)arlir quelques jours après. Les instructions qu'il emportait sont importantes à souligner, d'abord parce qu'elles décèlent le souci du gouvernement de limiter le plus possible les of)érations militaires dans les Chaouïas, de manière à éviter toutes complications internationales, ensuite et surtout parce qu'elles font apparaître pour la première fois, presfjue officiellement, le pacte conclu avec le sultan du Maroc aux abois financièrement et militairement, pacte qui sera invoqué auprès des puissances pour conser\'er aux mesures arrêtées ou à arrêter ultérieurement, un caractère rhérifien en harmonie avec l'Acte d'Algésiras.
L'esprit de ces instructions a été défini par M. Cruppi lui-même à la tribune de la Chambre des députés, le 24 mars :
Il ne saurait ôtre question d'une orxîration militaire, mais simplement d'obtenir les réjiarations auxquelles nous avons droit.