‹ Le "coup" d'Agadir; origines et dévelopement de la crise de 1911Chapitre 41 sur 66 · V. article 9 de l'accord marocain · texte numérisé non relu

V. article 9 de l'accord marocain

2. V. article 12 de l'accord marocain, M. de Selves, dans son discours du 14 décembre 1911, a fait allusion dans les termes suivants à la position prise par l'Allemagne à la fin de septembre : « Les cfiosos n'alloreat pas sans difficulté. Le temps s'écoula. Et le 28 septembre encore (c'est la date à laquelle les propositions allemandes parvinrent à Paris) l'Allemagne reprit un certain nombre des propositions qu'elle nous semblait avoir abandonnées. Elle formubi ffuelquos demandes nouvelles et ce n'est que dans les premiers jours d'octobre que, sur les diverses parties de l'accord marocain, nous pûmes penser que les conversations étaient suffisamment avancées. » <

i-jB LE COUP DAGADIF

€ Les obserx-ations présentées par le gouvernement allemand, dit une note aux agences, sur le dernier projet français relatif au Maroc sont arrivées à Paris ce matin. Elles comportent des demandes nouvelles et maintiennent des réserves qui ont besoin d'être sérieusement examinées. >

A la veille de la liquidation de septembre, l'atmosphère, de nouveau, se chargeait d'électricité. Malgré des notes officielles explicatives, le bruit courait en France du maintien de la classe libérable sous les drapeaux 1. Le 25, le cuirassé Liberté avait sauté,

1. Le 22, le gouvernement franc-iis fit publier la no'e suivante, reprodviite dans le journal le Temps :

« La libération de la classe doit seffectuer les 24 et 26 septembre pour les 6« et 20^ corps;

« A partir du 2-4 pour les 7"^ et 2^ corps;

« A partir du 26 pour les 1", 9^ et 14^ corps;

« Pour tous les autres corps d'armée, le 24 septembre.

« En Allemagne, la libération de la classe doit, aux termes de l'ordre du cabinet no 65 du 17 mars 1911, s'effectuer en principe deux jours (exceptionnellement trois jours) après le retour dans les garnisons des troupe? ayant pris part aux manoeuvres d'automne.

« Les hommes appartenant aux formations du train, aux commandements des districts, les ouvriers des corps, les infirmiers, etc., qui sont la minorité, doivent être renvoyés le 30 septembre.

« En résiuné, toute la classe doit être libérée le 30 septembre au plus tard.

€ Les manœuvres allemandes ont pris fin ou doivent prendre fin pour les corps frontière aux dates suivantes :

« 8« corps (Coblentz), le 20 septembre

« 14^ corps (Carlsruhe), le 22 septembre, sauf la 29^ division qui a terminé le 13 septembre.

c 15« corps ^Strasbourg', le 23 septembre.

« 16<= corps (Metz), le 20 septembre.

<c 17« corps (Francfort-sur-Ie-Mein , le 20 septembre.

« A la date d'hier, la classe a été libérée normale-

et l'empereur Guillaume II avait eu beau, le jour même, envoyer un chaleureux télégramme de condoléances au président Fallières i, de sinistres rumeurs couraient dans le monde financier. La situation n'apparaissait pas meilleure en Allemagne: l'Office extérieur fut obligé, le 29, de donner aux directeurs des grandes banques des assurances optimistes sur la marche des négociations, tandis qu'à Paris des notes rassurantes émanant de la présidence du Conseil, des déclarations verbales même de M. Caillaux aux représentants officiels du Parquet s'efforçaient de ramener un peu de sang-froid dans les milieux financiers désorientés par les complications extérieures auxquelles venait s'ajouter maintenant le grave conflit italo-turc 2.

Grâce à ces efforts concomitants, la liquidation de septembre dans les capitales allemande et fran-

ment dans les garnisons suivantes : Metz (65^, 66^ et 67e brigades, la brigade bavaroise et le 20^ bataillon de pionniers); la brigade bavaroise et le 20^ bataillon

Page 1