‹ Le "coup" d'Agadir; origines et dévelopement de la crise de 1911Chapitre 46 sur 66 · V. p. 192 et · texte numérisé non relu

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laquelle il était possible de s'entendre, qu'une cession qui permît à la colonie du Cameroun d'atteindre le Congo belge. En dehors du droit de préemption de la France — il n'y avait même pas été fait allusion avant le i" août — en acquérant un morceau de la rive droite du grand fleuve africain sur une longueur à débattre. T Allemagne acquerrait, évidemment, une sorte de droit de regard sur l'ancien État indépendant.

Un rapide coup d'oeil sur l'ensemble de la carte d'x\frique lait encore apparaître les autrefî posi^ibilités que devait' autoriser la compensation ainsi comprise et réalisée. Le Cameroun, l'Est-Africain et l'Ouest- Africaio allemands se rapprochaient du même coup. Lorsque »v.. aient achevées, d'une part, la construction du chemin de fer qui doit relier Dar-es-Salaam, sur la côte orientale d'Afrique, au lac Tanganyika, et, d'autre part, la construction d'une ligne partant du Cameroun central pour se diriger vers la région de Njong, il ne resterait plus, si l'Allemagne obtenait le morceau du territoire français qu'elle demandait, qu'à traiter avec la compagnie belge des chemins de fer dit des Grands Lacs, pour relier le Cameroun à TOuest- Africain. Le Iranséquatorial africain serait créé^

Quant à la^lonie de l'Est-Africain allemand, sans doute elle seraittr;y:ore loin de rejoindre le Cameroun élargi. Mais qui connaît le secret de l'avenir? L'Allemagne n'avait-elle pas avec l'Angleterre, depuis 1898,

1. La ligne de Dar-es-Salaam sera achevée à très bref délai. La ligne du Cameroun à la région de Njong est en construction sur une partie du tracé. V, le Temps des 17 et 18 août 1911.

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