ALBI
un traité qui lui assurait certains droits éventuels sur l'Angola? Il n'y aurait plus qu'à laisser le temps faire son œuvre. Et le temps ne travaille-t-il pas pour l'Allemagne?
Obtenir le plus possible de la rive droite du Congo ou de rOubangui, ou de ces fleuves, tel était donc l'objectif.
En d'autres termes, au lendemain du 14 octobre, le statut du Maroc réglé, la question qui restait à résoudre, c'était celle de la coupure, en deux tronçons, de l'Afrique-Équatoriale française. Le gouvernement français en avait, à la fin d'août, admis le principe. 11 avait même précisé, dans ses instructions à M. J. Cambon, les limites dans lesquelles cette coupure pourrait être taillée^. Il ne restait donc plus à M. de Riderlen- Waechter, au moins dans sa pensée, qu'à écraser son pouce, largement, sur la carte, des deux côtés de la Sangha. Peut-être le but était-il lointain? Mais c'était une raison de plus pour avancer résolument, et, au surplus, le ministre allemand l'aurait-il perdu de vue, que les coloniaux et les pangermanistes l'auraient remis dans la bonne voie.
L'accord marocain paraphé, les lettres explicatives arrêtées dans leur texte, la conversation de Berlin reprit donc le 15 octobre sur la compensation congolaise.