MICHEL, HÉROUARD, BERNARD, HÉLÈNE, JEANNE, CLOTILDE
JEANNE
Les voici.
HÉROUARD
Encore bien loin?
CLOTILDE, entrant.
Tout près, malheureusement.
HÉROUARD
Permettez-moi de m'assurer que mon ordonnance prépare mon cheval.
CLOTiLDE, restée près de la porte.
Le cheval est là. Déjà les badauds font cercle autour de lui... [Hélène et Michel exceptés, tous lespersonudigesse sont portés vers Jeanne et Clotilde, et, groupés autour d'elles, observent le spectacle. — Au dehors, voix nombreuses, entrecoupées d'appels, de strophes inachevées de la Marseillaise, et, presque aussitôt, dominant les autres bruits, le i^as cadencé de la troupe avec le cliquetis des armes. Un commandement : la troupe s'arrête et fait front. D'autres commandements. Le bruit des conversations reprend. Les musiciens accordent leurs cuivres. Une clarinette exécute quelques roulades. — Pendant ce temps, Hélène et Michel restent abandonnés sur le devant de la scène. A peine les autres personnages les ont-ils quittés, qu'Hélène se tourne vers Michel et s'adresse à lui d'un ton joyeux.)
HÉLÈNE
Bonjour!... Vous m'en voulez encore?...
Quel air méchant ! . . .
L'air d'un animal aux abois.
HÉLÈNE
Si vous saviez, vous prendriez une autre figure... Ayez confiancç... Ne voyez-vous pas que je suis contente?...
MICHEL
Vous avez raison, petite jeunesse : pour vous, la vie peut être belle!
HÉLÈNE
Pour nous deux, j'espère !... {Entre le portecbapea.li, suivi de deux sous-offïciers.)