‹ Le coup d'Etat ou Le renvoi du cabinet de Boucherville [microforme]Chapitre 4 sur 9 · QUE VOTRE EXCELLENCE M’ACCORDA AVEC SA BIENVEILLANSE ORDINAIRE · texte numérisé non relu

QUE VOTRE EXCELLENCE M’ACCORDA AVEC SA BIENVEILLANSE ORDINAIRE

cette permission, du reste, l'avait toujours été accordée par voire prédécesseur, le regretté M. Caron

Je dois avouer qu’avec cette autorisation et la conviction où j'étais que Votre Excellence uv.it lu le discours du trésorier dans lequel 1L ANNONÇAIT LES TAXES PROPOSÉES PLUS TARD, Je Me suis cru en droit de dire a mes collègues que J'avais votre permission pour toutes les questions d'argent.

Je prie votre Excellence de croire que je n’ai jamais eu l'intention de w’airoger le droit de faire passer des mesures sans avoir son approbation, ei que, dans la circonstance actuelle, ayant eu occision de parler avec Elle .de la loi coucernaut le chemin de fer provincial, et N'AYANT PAS REÇU L'ORDRE DE LA SUSPENDRE, je n’a pas cru que Votre kxcellence verrait, dans cette mesure, aucune intention de méronnaître ses prétogatives, que personne plus que moi n’est disposé à respecter et à soutc- Tir.

Veuillez agréez, etc., etc.

(Signé) C. B. DEBOUCHER V!LLE.

Après conversation, le lieutenant

gouverneur ayant entendu les ex- ‘ptications de M. de Boucherville, a ‘reconnu que s'il y avait eu malentendu, il y avait BONNE FOI de sa part en autorisant ses coilègues à se dire autorisés à soumettre la 1é,11slatiou relative aux questions d'arÿent.

11 {ui dit ensuite sur sa demande,

que Ja SEULE DIFFICULTÉ qui restait 6 uit la quesuon du chemin de fer ue Q. M. O. et O. et qu’il lui donne- | Trait une réponse le lendemain, 28 | fevrier.

| Le 28 février, vers sept heures et | demie du soir, M. deBoucherville | fut à Spencer Wood, porter au lieu- | tenant-gouverneur, les docüments | demandés dans sa lettre du 25 (documents préparés par l'honorable secrétaire provincial, avec un sommaire). I! lui demanda s’il allait bientôt lui donner sa réponse. Le lieutepant-couverneur lui dit qu’il | examinerait les documents et la lui | donnerait probablement le lendeain, ler mars. En partant, M.

du Boucherville lui dit . «si je comprends bien, vous hésitez pour savoir si vous sanctionneiez le bill du chemin de fer de (Q. M. O. et O.), ou le réserverez. »

11 lui dit :—« C’est cela. »

Le ? mars, à une heure moins cinq minutes de l'après-midi, l’aide:

de-camp du lieutenant-gouverneur remit à M. de Boucherville la lettre qui va suivre. Avant le départ de j'aide-de-camp, M. deBoucherville lui demanda comment était Son Excellence. L’aide-de-camp lui répondit qu’il n’était pas aussi, bien, puis demanda « quand nous pensions ajouruer la session. » M. deBoucherville lui regondit qu’il ne pouvait le dire, qu’il y avait plusieurs Choses en retard.

Voici la lettre en question :

Hôtel du Gouvernement, Québec, 1er. mars 1878.

A l'hon. C. B. de Boucherville, Premier-Ministre, Québec.

Le lieutenant - gouverneur, prenant en cousidération ce qui lui a été communiqué verbalemeut (le 27 février) par M. le Premier-Miuistre, et prenant aussi en considération la letue que le Premier-Ministre lui a alors remise, est prêt à admettre QU'IL N'YA PAS EU INTENTION, CHEZ M.LE PREMIER-MINISTRE, DE MÉCONNAITRE LES PRÉROGATIVES DE LA COURONNE, eL qu’il n’y a eu de sa part qu'une erreur de BONNE FOI Jans l’interprétation qu’il à donuée aux paroles du heutenant gouverneur, dans l’entre-

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tien qu’ils ont eu le 19 février courent VE qui ne comportaient roint, le sens d’antorisation que ie Premier. y a attaché. |

Aÿec cette interprétation, et les instructions qui. ont été, en.conséquence, données par le Premier aux honorables messieurs Angers et Church, CES MESSIEURS N'ONT RIEN FAIT SCIEMMENT QUI NE FUT POINT CONFORME AUX DEVOIRS DE LEUR OFFICE.

Quant au blanc que le heutenantgouverneur lui a adressé de la Rivière-Ouelle, le lieutenant gouverneur savait que ce blanc devait

servir à mettre les estimés, devant la

chambre.

Cet. acte était une marque de confiance de sa part, ainsi que le qualifie monsieur le Premier, dans sa lettre du 27; mais cet acte était confidentiel.

Le lieutenant-gouverneur croit devoir faire observer que, dans son mémoire du 25 février courant, il n’a, en aucuue façon exprimé l’opinion qu’il croyait que M. le Premier AIT JAMAIS EU L’INTENTION DE S'ARRO- GER le «droit» de faire « passer des me- « sures. sans avoir son approbation, {« NI DE MÉCONNAITRE LES PRÉROGATI- « VES DU REPRÉSENTANT DE LA COU- ({(RONNE. »

Mais M. le :premier ministre ne peut pas perdre de vue que, bien qu’il n’y ait pas eu de sa part antention, eu. fait la chose existe, ainsi que le lui a dit le lieutenant-gouverneur.

Le fait d’avoir proposé aux chambres plusieurs mesures nouvelles et importantes sans en avoir préalablement avisé, en aucune manière, le lieutenant-gou verneur, bien que l’intention de méconnaître ses prérog2tives n’existât pas, ne constitue pas moins une de ces situations fausses qui placent le représentant de la couronng dans une position difficile et critique avec les. deux chambres de lalégislature.

Le lieutenant-gouverneur ne saurait admettre que: la re. ,onsabilité de cet état de choses doive peser sur lui...

En ce qui concerne le billintitulé :

«acte concernant le chamin je fer de Québec, Montréal, Ottawa et Occidental,» M. le Premier ne peut appliquer à cette mesure la

ndue .

mention dans sea lettre, car leur entrevue était à la date du 19 février, et ce bill était devant ies chambres déjà depuis plusiéurs jours, sansique !

le lientenant-gouverneur en eût: été informé en aucune façon ‘par ses aviseurs. |

Le lieutenant-gouvérneur exprima alors à M. le Premier combien il regrettait cette législation ;: il lui représenta qu’il le considérait comme contraire aux principes du jroit et de la justice ; ma'gré cela, on a conduit cette mesure jusqu'à son adootion devant les deux chambres.

Il est vrai que M. le Premier ministre donne dans sa lettre, pour une des raisons qu’il a eues d'agir .

comme: il la fait, « que cette:

« permission de se servir du nom du « représentant de la couronne: lui « avait du reste, toujours été accor- « dée par le prédécesseur du Lieu- «tenant-Gouverneur actuel, le re:

« gretté M. Caron. »

Cette raison n’en pourrait être une pour le Lieutenant-Gouverneur, car, en agissant de la sorte, il eût abdiqué sa position de représentant de la Couronne, chose que ni le Lieutenant-Gouveraeur, mi le Premier ne pourraientconcilier avec les obligations du Lieutenant-Gouverneur eavers la Couronne.

Le Lientenant-Gouverneur regrette d’avoir à constater, ainsi; qu'il l’a dit à M, le Premier Ministre, qu'il n’ait pas ét: généralement idformé d’une manière. explisite des mesures adopté:s par le Calinet, quoique le Lieutenant-Gouverneur en ait souvent donné l’occasion à M. le Premier-Ministre, surtout: dans le cours de l’année dernière.

De temps à aütre, depuis la:dernière session de la :Législature, le:

lisutenant-gouverneur a attiré l’attention du premiersainitre , sur plusieurs sujets-se rapportant aux intérêts de la proviñce de Québec, entre aufres : : 93 49 #1

lo. Sur les dépenses énormes occasionnées par des subsides trèsconsidérables à plusieurs: chemins:

de fer, alors que la Province était chargée de la construction de la

grande voie ferrée de Québec à Ct-

tawa, laquelle devait primer les

autres, et cela lorsque l’état de ‘nos

autorisation. générale dont il faic | finances nous forçaità des emprunts!

CE

disoroportionnés avec nos revenus.

par toutes les voies constitutionu-

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