L. LETELLIER
Le ? mars, vers deux heures de | l'après-midi, M. deBoucherville se | rendit à Spencer Wood. En arri- | vant, il fut introduit auprès du Lieu- | tenant-Gouverneur et lui dit « que d’après le mémoire reçu de luice jour là même, ii comprenait qu’il le démettait de sa position de premier ministre.»s Le lieutenant - gouverueur lui dit que c’était à lui d’interprêter la lettre. Sur cs, M. deBoucherville lui remit la lettre qui Ya suivre comme étant sa réponse. Sans l'ouvrir devant lui, le lieutenantgouverneur lui fit des observations sur les difficultés où la législation le mettait M. deBoucherville lui répondit que. dans sa position actuelle, il croyait ne pas devoir se:
prononcer sur le sujet. Ille salua et partit Rendu à une petite distance de la maison, il fit retourner
la voiture, ayant oublié de demander au lieutenant - gou:erneur la permission de donner des explications en, chambre. Admis de nouveau en présence du lieutemant-gouverneur il demanda la permission de donner des explications er de faire connaître les mémoires du lieutenant - gouverneur et les réponses qu’il y avait faites.
Le lieutenant gouverneur lui dit qu’il n'avait aucune objection, et lui demanda alors s’il voulait l’aviser sur le choix de celui qu’il devait appeler.
. de Boucherville lui répondit qu’il se pensait,—AYANT ÉTÉ DÉMIS— dans une position differente de celle d’un ministre qui, battu dans la chambre, conservait encore la confiänce du souverain ; qu’il avait eu une majorité Je VINGT-CINQ VOIX DANS UN DES DERNIERS VOTES ; que,dans ces circonstances, 11 ne pensait pas pouvoir l’aviser sur ce sujet.
IL le quitta alors. Kendu dans l’anti-chambre, le lieutenant gouverneur le fit rappeler et lui dit; Veuillez retarder les explications jusqu'à Junäi.
Voici copie de la lettre que M. de Boucherville avait remise entre les mains du lieutenant gouverneur lorsque ce dernier lui dit que c’était à lui d’iuterprêter son mémoire.
Québec, 2? mars 1878.
A Son Excellence le lieutenant-gouverneur de la province de Québec.
Excellence,
J'ai l’honneur d’accuser réception de votre mémoire, dans lequgl vous concluez ne pouvoir. me maintenir dans ma position de premier ministre. Îlne me reste d'autre devoir à remplir que de me soumettre au RENVOI D'orricEque Votre Excellence m'a signifié, tout en.protestant de mon profond respect pour les droits et priviléges de Va couronne vt de mon dévouement aux intérêts de notre province.
J'ai l'honneur d’être, De Votre Excellence, etc,
(Signé) C. B. DE Bovcnenvize.
Le 98 janvier 1878, M. de Bou:
cherville avait envoyé à Son Excel.
lence le lieutenant-gouverneur, alors
pre om nhmdéf mordmi anses es
à la Rivière Ouelle, la dépêche télé:
graphique suivante : |
« POUVEZ-VOUS, M'ENVO ER, AUTORI- SATION—RÉSOLUTIONS CO NGERNANT FiI- NANCES ? » 1 CE bot
Le lieutenant gouvergeur le lendemain, 29, télégraphia à M, de Bou:
cherville. | eh dt tè ge
{ BLANK, , MAILED /FQ, DAY : LE pres: sance necessary, telegraph—Return..
riday.», .,.) (et éramirteet 4 ls
Les résolutions concernant le chemio de fer du Nord, ne. furent PRÉ.
SENTÉES À LA CHAMBRE QUE LE 29 JAN- VIER.APRÈS RÉCEPTION DU TÉLÉGRAMME DU LIEUTENANT-GOUVERNEUR, disant.
qu’un blanc-seing avait été envoyé.
à M. de Boucherville, en réponse. à, sa dépêche télégraphique de la véille demandant : « Pouvez vous, m'envo..
yer autorisalion-résolutions concervani finances ? »
Le 30 janvier, la première résolutien fut rapportée du comité général à la chambre. Le 31 eile fut adoptée par la chambre. Le 1er février, ia chambre se forma de, nouveau en comité général, lequel rapportla les autres résolutions sur le «a%me sujet.
Mais ce fut seulement le 5 que l'adoption du rapport du comité fut votée,la chambre repoussant un vote de non-confiance à ce sujet par 38 contre 21!
Fe 5 février, un bill basé sur ces résolutions fut introduit. La seconde lectare en fut retardée jusqu'au #8 février. La troisième lecture eur lieu le 19. Pendant tout ce temps le LIEUTENANT -- GOUVERNEUR, auquel chaque jour,les votes et délibérations étaient envoyés, RESTA SILENCIEUX.
Le 19 février, M. . : Boucherville :
rencontra le lieutenant-goñverneur, et, dans l'entretien qu’ils eurent, aû sujet de cette mesure, €érut Pavoir satisfait sur sa légalité et l'urgence qu’il y avait de l’adopter. Le lheutenant-gouvérneur fut si peu explicite sur son intention, QU'IL LAISSA PARTIR M. de Boucherville sous l'impression qu’il était autorisé. Le’ lieutenant:
gouverneur ne prétend pas dans s08 *
mémoire du 1er mars 1878 qu'il
donna lordre de suspendre cette:
| légisiation. Fransmrise au Conseil Legislatif, elle‘y subit ses trois leë= | tures avant la. réception: dela première! Jettre du: Jigu var:
neur datée du 25 février, mais seu-
or er ame Re pl te