SANTE
du renouvellemeut de l’air dans cet espace restreint pendant le temps qu'il y a séjourné. Vers les trois heures et demie de l'après-midi, quatre heures environ après son déjeuner, il lâche ses outils, se trouve mal, et s’affaisse, manquant de respiration, la face cyanosée, les dents serrées, sans perdre complètement connaissance, mais ne pouvant proférer aucune parole, et cela, sans éprouver le moindre accident convulsif. Après une exposition de quelques heures en plein air, et l’ingestion d'un peu d’eau des Carmes, il revient à lui, et peut rentrer à son domicile, où le repos suffit à le rétablir complètement. Le lendemain, il retournait à son travail. Dix-sept jours plus tard, après déjeuner, il était atteint subitement d’une nouvelle attaque suivie bientôt d'une hémiplégie gauche complète pour laquelle il fut apporté à l'hôpital Saint-André, et dont j'ai pu constater les signes très nets et l'amélioration graduelle sous l'influence d’un traitement approprié. »
Ces trois observations résument très bien les conditions dans lesquelles peut se produire le coup de chaleur; l'action directe de la lumière solaire leur est étrangère : dans la première, c’est au milieu de la nuit, sous la seule influence de la température, de la raréfaction et de la viciation de l'air que se produit le coup de chaleur ; les gendarmes du docteur Roques ont élé frappés dans un bois, à l'ombre, alors qu'ils marchaient en colonne. Enfin dans l'observation de M. Rondol, la raréfaction de l'air et la température ont été les seuls agents de l'accident; dans ces trois cas, l'origine asphyxique est évidente.
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