SCENE X
AMÉLIE, INEUBOURG.
AMÉLIE
Eh I bien , mon ami , que dites-vous de M. Frédéric?
KEUBOURG.
Il fait les honneurs de chez vous avec une aisance. . . j'avais cru d'abord qu'il cherchait à se venger de la préférence que j'ai obtenue.... mais je n'ai pas tai'dé a me convaincre qu'il ignore noti'e mariage.
AMÉLIE
Il faut l'en instruire.
NEUBOURG
J'allais le faire lorsque je vous ai aperçue.
AMÉLIE
Non pas vous...,
AIR ; Du Passe- partout.
Mon cher cousin a la tète lécère.
ISETJBOUllG.
De la calmor je connais le moyen.
J'ai dans ma vie arrangé mainte affaire Où bien souvent on ne comprenait rien.
AMÉLIE
Avec prudence il faut s'y prendre encore 5 Non , c'est à moi qu'un pareil soin est dû.
NEUBOURG
A ses regrets c'est ajouter encore Que lui montrer le bien qu'il a perdu. AMÉLIE.
Alors négocions par interprète... J'ai une idée... ma sœur est tout à fait désintéressée dans cet événement-là I. .
NEUBOUUG.
Pauline est bien étourdie I
AMÉLIE
Oui... mais cette confidence faite par elle ne blessera pas l'amour-propre de Frédéric.
KEUBOURG.
Et je crois que le jeune homme n'en manque pas.
AMÉLIE
Air : TVatsc du Mari par intérim.
Oui , de ce rôle il faut qu'elle s'acquitte ; Son esprit vif comprendra mon dessein.
Mon cher Neubourg , souffrez que je vous quitte Pour que Pauline éclaire mon cousin.
Il parle en vain de son ardeur extrême , Je doute un peu de sa sincérité ; L'absence a du...
NEUBOURG
Puisque c'est vous qu'il aime.
Je répondrais de sa fidélité.
(Amolic sort par le pavillon. Aussitôt Frédéric reparaît barrasse, s'cssuyant le front. )