Réimpression du Moniteur, t. 111, p
l. Moniteur du 24 juin 1790.
ET LA SECTlnN in LUXEMB01 RG. M
du Luxembourg, que nous allons voir bientôt jouer un rôle si actif dans les tristes événements donl le quartier du Luxembourg devint le théâtre '.
Mais les choses n'en restèrent pas là pour les communautés religieuses. Un nouveau décret du H octobre 1790 réglementa complètement leur condition civile. Aux tenues de ce décret(art. 2), chaque directeur était tenu de fournir à sa municipalité1, avant le Ier novembre suivant, unétatsigné de lui, contenant le nom, l'âge et la date de la profession de loi de tous les religieux qui habitaient sa maison dès l'année précédente. lui outre, chaque religieux (art. 3) devait déclarer s'il entendait ou non continuer la vie commune.
Le couvent des Carmes-Déchaussés renfermait alors soixante-quatre membres de l'ordre, dont quarantedeux prêtres, dix-sept convers, trois donnés 2, un choriste et un clerc.
Tous furent interpellés et invités à faire la déclaration prescrite par l'art. 2 du décret ci-dessus Huit
I. La section du Luxembourg comprenait : La rue de Vaugirard, à
gauche, depuis la rue des Francs-Bourgeois jusqu'à celle de Condé ; la rue de Condé, à gauche, jusqu'à celle des Boucheries; la rue des Boucheries à gauche, celle du Four à gauche jusqu'à la Croix-Rouge; partie de la place de la Croix-Rou -, jusqu'à la rue du Cherche- Midi; la rue du Cherche-Midi, à gauche, jusqu'à la rue du Regard ; la rue du Regard à gauche, la rue de Vaugirard, à gauche, depuis celle du jusqu'à la barrière ; les nouveaux murs depuis la barrière de Vaugirard jusque di rrière l'institut de l'Oratoire, de là au mur de s Chartreux; le mur des Chartreux jusqu'à celui du Luxembourg et l'intérieur du Luxembourg. [Almanach de 17U2.)
i. On appelait ainsi des religieux qui avaient fait don à l'ordre de certaines sommes d'argent, à la charge d'être admis et entretenus dans le couvent, bien qu'ils n'eussent point prononcé de vœux.