‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 140 sur 200 · I. \ «Il \MliliK M;.\ ÊPÉKS · texte numérisé non relu

I. \ «Il \MliliK M;.\ ÊPÉKS

Baient les malheureux prêtres que par un escalier de quinze marches environ, et c'était le seul escalier qu'on pûl gravir de ce côté. Or, quoi de plus rationnel que d'admettre que plusieurs individus restés dans le couvent après le massacre général, aient franchi cet escalier et se soient installés dans cette chambre, pour y boire le vin qu'ils s'étaient fait distribuer?

Quant à l'objection tirée de ce que les pommeaux ou lames n'auraient pu s'appliquer en même temps sur le mur, elle ne nous touche pas davantage. Nous croyons que ce rapprochement et cette simultanéité s'expliqueront suffisamment si on admet, avec nous, que les armes n'ont point été accrochées au mur, mais bien fixées entre ce mur et une table placée devant, et dont la contiguïté ménagea précisément une sorte de rainure apte à laisser passer la lame des sabres et à retenir les pommeaux. Et alors, on comprend que ces derniers, collés pour ainsi dire au mur, aient pu, par suite de leur humidité sanglante, communiquer peu à peu à cette muraille leur propre empreinte.

D'ailleurs, s'il était vrai que ces pommeaux eussent été dessinés après coup, on se demanderait comment celui qui les aurait faits se serait contenté d'une esquisse aussi informe, et quelle matière il aurait employée à cet effet?

M. Lalanne présume que c'est du charbon ou toute autre substance noire qui a dû servir. Nous avons, quant à nous, cherché à nous rendre compte de cette situation, et pour nous bien convaincre de la solidité

LA CHAMBRE U'\ ÊPÉES.

de ces empreintes, nous avons à plusieurs reprises passé un doigt mouillé sur l'une d'elles. Rien ne s'est effacé. Dès lors l'hypothèse du charbon doit être écartée ; colle de l'encre n'est guère plus admissible, à raison de la surface pâteuse et de la teinte de chacune des taches. Nous croyons donc qu'il y a là véritablement des empreintes laissées par des armes encore sanglantes, et que les empreintes datent du jour du massacre ' .

I. Nous avions songé, un instant, à donner le /V/c simile de ces

empreintes; mais l'obligation où nous aurions été d'en réduire les dimensions, et la presque impossibilité de reproduire fidèlement les teintes diverses qui les distinguent, nuus ont l'ait renoncer à ce projet. Ce sont de ces choses qu'il faut voir sur l'original mime, afin de se faire une idée exacte de leur nature.

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