‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 21 sur 200 · Antiquités de la ville de Paris, t. Ier, p · texte numérisé non relu

Antiquités de la ville de Paris, t. Ier, p

2. Cette façade était du côté de la rue Férou, très-rapprochée du portail de l'église Sainl-Sulpice. Aussi Piganiol de la Force, parlant de ce portail, disait-il : « Le peu de largeur de la rue Férou, sur laquelle il est situé, et la grande élévation de ce portail le rendent déjà, en 1740, presque invisible , et pour If mettre dans son vrai point de vue,

L'ANCIEN SÉMINAIRE S \ I M -SILPICE. 35

limitées à droite par la rue Férou el à gauche par celle du Pot-de-Fer (aujourd'hui Bonaparte), étaient affectées au grand séminaire; puis, en 1G84, on disposa à

l'extrémité du jardin qui Taisait suite, un second corps de liàfiinciit pour iepetit séminaire, qui n'était qu'une subdivision du grand. Enfin, plus tard, derrière ce bâtiment, on en avait élevé deux autres; l'un aboutissant à l'impasse Férou, et l'autre formant équerre sur la rue du Pot-de-Fer. Le premier était occupé par les Robertins !, le second par les Philosophes 2.

En venant prendre possession de la cure de Saint- Sulpice, et en jetant les fondations du grand séminaire, M. Olier avail conservé sa modeste maison de Vaugirard et en avait t'ait, sous le nom de Solitude, tout à la fois un noviciat et un lieu de retraite où les directeurs allaient retremper leur âme dans de pieuses méditations. Plus tard, à raison de l'extension de la compagnie, M. de Bretonvilliers, successeur de M. Olier, transféra la Solitude au château d'Avron, près Neuillysur-Marne, et la maison Olier fut louée à la Communauté des prêtres de la paroisse de Saint-Sulpice.

lorsqu'il sera achevé, il faudra raser le grand séminaire de Saint-Sulpice et la moitié des maisons de la rue du Vieux-Colombier. » {Description liistorique de la ville de Paris, t. VII, p. 319.)

1. Les Roocrltin formaient une communauté de jeunes gens se destinant à l'état ecclésiastique, fondée en lf.90 par M. Boucher, docteur de Sorbonneet grand vicaire de Chartres. Le 1er mars 1708 elle fut transférée dans une maison attenante au séminaire. Elle était appelée les Robertins du nom de M. Robert, un de ses supérieurs et principaux bienfaiteurs.

-1. Voir le plan de l'ancien séminaire de Saint-Sulpice et de ses annexes dans la Vie de M. Emcry, t. 1er, p. 31.

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Mais en 1676 M. de Bretonvilliers étant mort, et le château d'Avron ayanl été rendu usa famille, M. Tronson, devenu supérieur de la compagnie, installa la Solitude h [ssy, dans les bâtiments actuellement habités par les Philosophes. C'est là que, suivant un usage maintenu jusqu'à ce jour, les séminaristes de Paris venaient faire de salutaires promenades et passer tout ou partie des vacances.

« Les trois établissements dépendant du grand séminaire avaient, comme lui, leurs maisons de campagne : les Philosophes à Issy, dans l'emplacement qu'occupe aujourd'hui la Solitude; les deux autres à Vaugirard. Dans les derniers temps, c'était pour le petit séminaire une maison située au milieu de Vaugirard, à droite de la nouvelle église, et pour les Robertins, la maison même de M. Olier l. » La communauté des prêtres de la paroisse l'avaient quittée en 1752.

Il y avait encore à Vaugirard la maison de campagne de la Communauté de Laori2) elle était située auprès de celle du petit séminaire, Enfin, à Issy, se trouvait un établissement dirigé par M. Dubourg, ancien élève du petit séminaire de Paris, et dans lequel on donnait aux enfants les premiers éléments de la religion et des lettres.

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